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Ce week-end à Bruxelles, sorties souterraines

Ce week-end à Bruxelles, sorties souterraines

Le Fuse organise une soirée dans le tunnel Porte de Hal, juste avant sa réouverture dimanche matin. Et c’est vrai que ce nouvel éclairage a des airs de club techno. Belga

À Bruxelles, la super-fête du week-end fera trembler les murs d’un tunnel. Mais Vous croiserez aussi des lamas et une légende de la BD. À moins que vous ne vous éclatiez devant des films plus trash les uns que les autres.

+ NOTRE RUBRIQUE | En panne d’idées sorties? N’oubliez pas de surfer dans notre rubrique agenda hebdomadaire qui vous conseille les meilleurs plans (culture, food, loisirs, familles…) pour vos week-ends bruxellois. Certains n’ont pas de date de péremption…

+ LES EXPOS «ÉVÉNEMENT» | Le rendez-vous à ne pas manquer cet hiver à Bruxelles, c’est l’expo «Revolutions: Records and Rebels 1966-1970». On l’a vue (et entendue): voilà ce qu’on en pense (jusqu’au 10/03). Allez aussi à Bozar pour «Beyond Klimt», qui part à la découverte des artistes nés sur les cendres de l’ancien empire austro-hongrois. On l’a vue aussi : voilà ce qu’on en pense.

+ N’OUBLIEZ PAS | L’expo taille enfant idéale, c’est «Ours et Nounours» au Museum des Sciences naturelles (jusqu’au 1/09/2019). «La Schtroumpf Experience» aussi est toujours en cours à Brussels Expo (jusqu’au 27/01). À moins que vous ne préfériez les ambiances Expo58 de l’Atomium, qui fête ses 60 ans (jusqu’en janvier 2019), voire le dancefloor de l’ADAM (jusqu’au 5 mai). Et puis Porsche fête ses 70 ans à Autoworld (aperçu par ici) jusqu’au 27/01.

Tunnel techno

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Fuse
Ça n’a pas raté: la Underground Tunnel Raveque le Fuse organise dans le tunnel Porte de Hal tout juste rénové a été sold-out en moins de temps qu’il n’en faut pour franchir la trémie hors des heures de pointe. 2000 fêtards profiteront donc du son de A. Brehme et Pierre sur le bitume de la Petite Ceinture. Si vous n’avez pas votre ticket, le club vous déconseille fortement de vous rendre sur place autant que de tenter d’acheter un sésame au marché noir: les arnaques se multiplient (sauf sur Resident Advisor, seule plateforme de revente autorisée). Frustré? Pas de panique: le Fuse organise une afterparty (dès 5h du mat dans la nuit de samedi à dimanche) dans son temple de la rue Blaes. Notez par ailleurs que, la même nuit, le C12 invite le très pointu Atom TM dans la galerie Horta alors que la Technoon vous permettra de danser dimanche après-midi au Studio Citygate sur les beats industriels de Peter Van Hoesen et de A. Brehme, à peine remis de son chantier de samedi dans le tunnel.

Les trois petits alpagas

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Reporters
Un alpaga au Musée d’Art & Histoire? Et même trois alpagas?! Eh oui, ce dimanche, les cracheurs les plus fameux de la faune mondiale posent leurs sabots au Cinquantenaire. Pourquoi? Parce que c’est le Family Day au musée. Le concept est chouette: une journée familiale pour découvrir l’expo en cours. Et pour l’instant,ce sont les costumes incas qui déroulent leurs couleurs là-bas. Au menu ce dimanche: salon de coiffure pour lamas, atelier masques et ornements d’oreilles, dessin de motifs de tissages précolombiens, flûte de pan et nid tissé pour se dorloter en famille.

+ «Alpaga Inca, journée famille au Musée d’Art & Histoire», de 10h30 à 17h30 au Cinquantenaire, 5€< 6 ans/10€, billetterie possible en ligne

Bière, thé et scène

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Brass’Art
Souvenez-vous: le 22 mars 2017, Mohamed Ouachen ouvre le Brass-Art sur la place Communale de Molenbeek. Le lieu se veut ouvert, à tous et à toutes les disciplines: musique, stand-up, arts numériques. Laboratoire citoyen, le café lance un symbole d’autant plus fort qu’il s’installe dans un ancien immeuble de la famille Abdeslam. D’abord bénéficiaire d’un bail temporaire, le Brass’Art en fera son QG définitif après rénovation, à l’automne 2019. Et aujourd’hui, le concept s’étend à Laeken, le bled d’origine de Ouachen. Le lieu s’appelle Brass’Art #1020 et ouvre ce 19 janvier à la Maison de la Création, à Bockstael. Concerts, performances et DJ set animeront la soirée. On est certains que Mohamed Ouachen continuera d’y donner le micro aux artistes «sous le radar, qui gravitent en marge du monde culturel bruxellois, de ses institutions, sans attachés de presse, et qui n’ont nulle part où s’exprimer».

+ «Ouverture du Brass’Art #1020», ce samedi 19/01 dès 20h à la Maison de la Création à Bockstael, gratuit

Outrash aux bonnes moeurs

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Court Mais Trash
On n’est pas à Anima, aux Magritte ni même au BIFFF avec le Festival Courts Mais Trash. Parce que cette 14e édition réunit comme d’habitude les films courts à petits budgets, autoproduits, bruts. C’est d’ailleurs revendiqué par les organisateurs qui préfèrent un public de passionnés aux jurys, VIP et tapis rouges. Par contre, du rouge il y en aura à l’écran puisque l’hémoglobine dégoulinera forcément à flots au Palace et aux Riches-Claires. Avec cette année un accent mis sur le féminin dans la section «Female Trouble» et ses 3 sessions, pour casser la sous-représentation de la femme dans le cinéma. Et puis évidemment, il y aura du cul, du politique, du décalé, du fauché, du «WTF?» et du trash. Voire même du super-trash

+ «Court Mais Trash», jusqu’au 20/01 aux Riches-Claires et au Palace, 6€, 23€ le pass, certaines séances sont gratuites

La légende new-yorkaise du roman graphique

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Will Eisner / Galerie Champaka
Les occasions sont rares de pouvoir observer le talent des grands auteurs de BD américains en vrai. Ainsi, les géants Burns, Ware, Crumb ou Clowes s’apprécient surtout dans leurs pages, moins dans nos musées. Les amateurs qui souffrent de ce manque peuvent se rassasier jusqu’au 9 février à la très cotée galerie Champaka à Bruxelles puisque le mythique Will Eisner (1917-2005) y est exposé. Le créateur du Spirit, atypique superhéros urbain, a posé une pierre fondamentale dans les fondations du 9e art en inventant peu ou prou le roman graphique avec «Un Pacte avec Dieu» en 1978. Ce récit d’une veine sociologique dickensienne explore le quotidien des juifs pauvres de Big Apple, et celui d’autres immigrés comme les Italiens. Il est la première brique de l’œuvre new-yorkaise et plus intime d’Eisner, qui comprendra entre autres «Petits Miracles», «Le Building» ou «Big City», au pouvoir d’influence énorme sur ces successeurs. Une soixantaines de planches et une douzaine de crayonnés sont exposés à la Galerie Champaka. Ne loupez pas ces noir et blanc ultra-expressifs si vous vous prétendez amateur de BD.

+ «Will Eisner, The Graphic Novels», expo-vente jusqu’au 9 février à la Galerie Champaka, 27 rue Ernest Allard à 1000 Bruxelles, jeudi et vendredi de 13h30 à 18h30, samedi de 11h30 à 18h00