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NLMK à Clabecq: 290 emplois menacés, l’option de la fermeture était sur la table

La sanction est tombée chez NLMK à Clabecq, société active dans la métallurgie. Le groupe veut se séparer de 290 travailleurs d’après la CSC.

Alors que le conseil d’entreprise extraordinaire convoqué par la direction sur le site de NLMK Clabecq se termine, on a appris que le groupe voulait se séparer de 290 travailleurs, sur les 580 que compte actuellement le site.

Ce conseil d’entreprise extraordinaire a été suivi d’une conférence de presse à Braine l’Alleud. La direction y a expliqué son plan et a confirmé sa volonté de se séparer de près d’un travailleur sur 2.

En terme de proportion, la direction parle de 140 emplois «ouvrier» et 50 emplois «employé et cadre». Des chiffres qui toutefois évolueront en fonction des négociations avec les syndicats. La procédure Renault a été officiellement lancée (voir cadrée).

L’option de la fermeture avait été mise sur la table

La direction a justifié ce plan en affirmant qu’elle perd chaque année 50 millions par an malgré les différents investissements. Et que son objectif est d’atteindre l’équilibre en 2022. Une date qui sonne un peu comme la dernière chance, car les dirigeants n’ont pas caché que l’option de la fermeture avait été mise sur la table dans un premier temps.

 

La CSC organisera une conférence de presse dans la foulée à 12h30. «Depuis 2011, NLMK Clabecq est devenue le sous-traitant de NLMK Plate Sales située à Manage. Cette organisation a eu pour conséquence la concentration de tous les coûts, anéantissant presque toute possibilité de profit. Pour la CSC, qui réclame un plan industriel et financier sans succès depuis plus de deux ans, ce scénario était cousu de fil blanc», indique le syndicat chrétien.

 

Une assemblée du personnel est prévue début d’après-midi.

 

NLMK Clabecq produit des plaques d’acier de différentes épaisseurs utilisées dans divers secteurs, notamment la construction navale et les fabrications d’engins de travaux publics. D’après la CSC, le groupe a annoncé jeudi matin qu’il allait se concentrer essentiellement sur la production de plaques à haute limite élastique et résistantes à l’abrasion.

 

 

 

Que va faire la Région wallonne ?

 

 

 

La situation financière de NLMK est mauvaise depuis plusieurs années et les contacts avec la direction russe ne sont pas au beau fixe non plus. Pour rappel, en Belgique, NLMK exploite trois sites: Clabecq, La Louvière et Manage. La Région wallonne est propriétaire du holding belge de 49% via la SOGEPA.

 

 

 

Procédure Renault

Lorsqu’une entreprise d’au moins cent personnes annonce son intention d’un licenciement collectif – l’entreprise veut licencier au moins 10% de ses effectifs -, elle doit appliquer ce qu’on appelle la procédure Renault. Cette procédure organise, depuis 1997, le dialogue entre la direction et les syndicats.

La procédure comprend deux phases: la phase d’information et de consultation, ainsi que la phase de négociation.

Lors de la phase d’information, la direction de l’entreprise est obligée d’expliquer les raisons du licenciement collectif et de répondre à toutes les questions des syndicats. La loi ne prévoit pas de limite dans le temps pour cette phase.

Des alternatives

C’est à ce moment-là également que les représentants des travailleurs proposent des alternatives. Il y a, dans la loi, obligation de se parler, mais pas obligation de résultat.

Au terme de la consultation – ce sont les syndicats qui donnent le feu vert -, si l’entreprise maintient sa volonté de restructurer, les modalités du plan social sont alors négociées: licenciements, départs volontaires, départs en prépension, etc.

Si on sait quand la procédure Renault démarre, on ne sait en revanche pas quand elle se termine.