Grosse crainte pour l'emploi chez NLMK à Clabecq

NLMK Clabecq aura un nouveau patron à la fin de l’année. Archives ÉdA

Les chiffres de 150, 200 voire 300 postes supprimés sur les 590 que compte l’usine circulent.

Réagissant à l’annonce d’un conseil d’entreprise extraordinaire organisé jeudi matin et dont l’ordre du jour est «la situation économique de NLMK Clabecq», les syndicats craignent l’annonce d’importantes pertes d’emploi sur le site constituant la seule partie restée en activité des anciennes Forges de Clabecq.

Les syndicalistes de la CSC, en réunion de crise mercredi, restent prudents. Mais ils pointent déjà le rôle de simple sous-traitant que NLMK a choisi de faire jouer au site de Clabecq au sein du groupe

«En ce qui concerne les pertes d’emploi, les chiffres les plus fous circulent actuellement. La réalité, c’est qu’à ce stade, on ne sait pas mais on s’attend effectivement, pour jeudi matin, à de très mauvaises nouvelles. Et c’est étonnant parce qu’en 2016, le patron du groupe NLMK affirmait que les outils de Clabecq étaient de classe internationale. Le marché ne s’est pas amélioré depuis 2016 mais globalement, la situation n’a pas beaucoup changé. Par contre, NLMK est devenu un sous-traitant au sein du groupe et il ne maîtrise plus ses prix de vente: c’est devenu un centre de coût…» indique le permanent CSC Lahoucine Ourhibel

Le syndicaliste affirme que la matière première utilisée à Clabecq pour faire des tôles est achetée à un autre site de NLMK, et ces tôles sont ensuite revendues au sein du groupe avec une faible marge bénéficiaire.

«Nous analyserons sereinement les données qui seront communiquées jeudi par la direction et nous demanderons l’appui d’un organisme financier indépendant pour envisager des alternatives au bain de sang social qui sera probablement annoncé», indique déjà Lahoucine Ourhibel.