Assises Hainaut - Les trois accusés mis en difficultés par les témoins (synthèse)

L'étau se resserre autour des trois accusés qui contestent avoir porté des coups à Michel Robette, le 25 novembre 2016 au soir. Les témoins, qui se sont succédé mardi devant la cour d'assises du Hainaut, ont apporté des éléments qui indiquent que Eric Van Hoe était bien chez la victime le soir des faits, ce qu'il conteste, et que les deux autres, Geoffrey Simoncini et Gabriel Place, ont porté des coups à la victime avec un maillet.

En ce qui concerne l'arme du crime, un objet contondant qui a servi à fracasser le crâne de l'octogénaire, tout indique qu'il s'agissait d'une crosse pourvue de clous car la victime en détenait une chez lui. Les clous auraient pu provoquer les plaies relevées sur le côté gauche du crâne.

Eric Van Hoe prétend qu'il a attendu les deux autres accusés près d'un cheval en bois, durant presque quatre heures. Il a déclaré que Gabriel Place était monté sur ce cheval, ce qu'un témoin pense impossible. Il a aussi déclaré qu'il n'était pas étonné de voir Geoffrey Simoncini revenir avec une camionette -alors qu'ils s'étaient rendus à Jurbise en train - car Simoncini lui aurait dit qu'il devait aller chercher du matériel pour faire des travaux chez Vincent. Or, Vincent ne connait pas Simoncini et Simoncini ne connait pas Vincent. Par contre, Vincent connait Eric Van Hoe. Et puis, il y a l'ADN d'Eric qui a été retrouvé sur une bouteille en verre, brisée, retrouvée près du corps de la victime.

Geoffrey Simoncini avoue sa présence chez Michel Robette, confirmée par son ADN retrouvé sur une Danette, mais conteste lui avoir porté des coups. Pourtant, quelques heures après le crime, il a raconté les faits à un témoin et il lui a dit qu'il avait porté des coups à la victime avec un maillet. Il lui a aussi raconté qu'il avait aspergé la victime avec de l'ammoniac. Le témoin a confirmé ses déclarations.

Enfin, Gabriel Place conteste aussi avoir porté des coups à Michel Robette. Mais Geoffrey Simoncini a raconté le contraire au témoin. L'un des amis de Gabriel Place prétend qu'il a influencé Simoncini, lequel serait incapable de faire ce genre de coup tout seul. Le témoin, qui connait Place depuis près de vingt ans, constate aussi que l'accusé devenait de plus en plus violent, qu'il jouait les gros durs. Mais seul Simoncini déclare qu'il a frappé. Place prétend qu'il y est allé pour voler et les traces de ses semelles confirment qu'il a fait le tour de la maison.