HUY

Une expo-vente de photos au profit du village de Cibombo

Une expo-vente de photos au profit du village de Cibombo

«Mundele» veut dire «blanc» en lingala. C’est une des photos de Sarah Rentmeister, qu’on voit avec l’abbé Kanda, à sa droite, à la remise des certificats de formation aux habitants. ÉdA – 40918765583

Les photos d’une journaliste verviétoise seront vendues pour poursuivre des projets de développement dans un village de RDC.

Quel est le lien entre Cibombo, un abbé disonais et la Ville de Huy? Cibombo, c’est un petit village de République Démocratique du Congo, en plein Kasaï-Oriental. C’est là que l’abbé disonais Stanislas Kanda, aujourd’hui doyen de Verviers, a été refoulé du Katanga avec sa famille. Et Huy, c’est la ville dans laquelle il a étudié l’agronomie dans le but d’apprendre à son peuple «à devenir son propre agent de développement». Dès le vendredi 25 janvier, c’est là, dans l’hôtel de ville, que seront exposées des photos prises lors de la dernière mission de l’homme d’église à Cibombo. Des images, surtout des portraits, qu’on doit à la journaliste verviétoise Sarah Rentmeister (32 ans). «Je suis depuis quelques années les activités de l’association de l’abbé, “ Les Amis de Cibombo ” (relayées à Huy par l’ASBL Ipamec, NDLR). Il y a quelques mois, il m’a proposé de l’accompagner sur place, avec l’échevin disonais Jean-Michel Delaval, pour me rendre compte de ce qui se faisait pour le village.»

L’objectif principal du voyage était de superviser l’installation d’un système de récolte des eaux de pluie couplé à une citerne. «Les gens du village doivent marcher 4,5 kilomètres pour rejoindre une rivière dont l’eau n’est pas potable, ajoute Sarah Rentmeister. Ils ont déjà une citerne mais ce n’est pas suffisant pour les 15 000 habitants.»

Finalement, les «contraintes africaines» ont reporté la mise en place de l’installation (prévue bientôt) et forcé le groupe à se concentrer sur ses missions «secondaires». «L’abbé m’avait demandé d’imaginer un module de formation autour de l’Artemisia, une plante qui peut prévenir ou guérir la malaria. Je l’ai donné sur place et on a lancé la première pépinière du village. L’échevin, qui est cadre à la Banque Nationale, a donné une formation sur le micro-crédit.»

L’expo photos à voir à l’hôtel de ville raconte (entre autres) tout ça, à travers une vingtaine de prises de vue «accompagnées de petits textes pour aller à la rencontre des villageois et comprendre leurs réalités». Des photos qui seront vendues au profit de l’association. Enfin, un petit film de 15 minutes tourné sur place sera diffusé en continu.

Vernissage de l’expo le vendredi 25 janvier à 18 h. Expo accessible à l’hôtel de ville de Huy les samedi 26 et dimanche 27 de 14 à 18 h et du lundi 28 au vendredi 1 février de 8 h à 12 h 30 et de 14 à 16 h.