LIÈGE

Des élus MR chahutés par des syndicats et des gilets jaunes à Liège

Environ 150 militants de la CSC et de la FGTB, ainsi qu’une quinzaine de Gilets jaunes, ont copieusement chahuté des mandataires MR qui se rendaient, lundi soir, à la réception des voeux du Mouvement Réformateur au Palais des congrès de Liège.

«Les militants sont excédés mais cela se passe dans le calme», a indiqué lundi soir Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral CSC Liège-Verviers-Ostbelgien.

Les deux organisations syndicales ont organisé ce rassemblement, en guise de «pot de départ du gouvernement Michel», afin de rappeler une fois de plus leurs contestations et revendications vis-à-vis des mesures portées par la suédoise qui a fini par imploser suite au départ de la N-VA en décembre dernier.

«Nous les interpellons en distribuant des tracts mais ils sont peu nombreux à les prendre. On sent bien que l’heure n’est pas au dialogue actuellement», souligne Jean-Marc Namotte.

Parmi les convives, Willy Borsus, ministre-président de la Wallonie, a notamment été accueilli par les manifestants qui lui criaient «vendu». «Les militants sont excédés du peu d’écoute», a assuré M. Namotte.

«En 4 ans et demi d’une coalition manœuvrée par la N-VA, la cohésion sociale n’a cessé de se dégrader tant les inégalités se sont creusées. Les dégâts occasionnés sont énormes. De plus en plus de citoyens n’arrivent plus à nouer les deux bouts. Nombreux sont ceux qui se retrouvent dans l’obligation de demander le revenu d’intégration. La flexibilité à outrance et le démantèlement des fins de carrière mettent les travailleurs à genoux. C’est, de plus, le chaos sur les pensions et les services publics sont en lambeaux», indiquaient la CSC et la FGTB, fin de semaine dernière, dans un communiqué commun.

Les organisations syndicales clament clairement qu’elles attendent du MR des signaux qui indiqueraient qu’il est prêt à amorcer «quelques améliorations sociales, alors que les négociations interprofessionnelles arriveront à leur terme début février», insiste Jean-Marc Namotte.

«Autre exemple, l’augmentation de la dégressivité des allocations de chômage pourrait être postposée sachant que la pression venait de la N-VA. Ce n’est pas en diminuant les allocations de chômage que les personnes les plus éloignées de l’emploi trouveront plus rapidement du travail», ajoute-t-il.