MOUSCRON

Quand deux street-artistes ne font qu’un

C’est à quatre mains, celles de Lobotom et de Mr Voul, que chacune des œuvres exposées au café Ferdinand a été réalisée.

Le café Ferdinand aime autant faire fonctionner sa pompe à bières qu’inciter à s’enivrer d’art sans modération. Les expositions se succèdent au lieu artisticodésaltérant situé dans la montée de la rue de Tourcoing.

Les deux ont travaillé sur chacune des œuvres

Le café expose actuellement deux street-artistes: le Mouscronnois Lobotom déjà présenté en nos pages et le Tourquennois Mr Voul de plus en plus sollicité dans l’hexagone. Précision de taille: les œuvres accrochées ne jouent pas des coudes entre les deux artistes, chacune des œuvres est la concentration du talent des deux!

D’une part, il y a donc Mr Voul qui propose toujours le même visage dans des formats différents. Ils ont été Lobotomisés. De l’autre, il y a le panel de visages de Lobotom qu’on a déjà pu découvrir dans les rues de Mouscron et sur lesquels Mr Voul a appliqué son inspiration.

«On travaille déjà ensemble dans la rue, permettant d’aller à la rencontre des gens. C’est quelque chose d’important qui s’inscrit dans ma démarche artistique. Ce qui l’est également, c’est de garder une partie de déconnade dans notre travail. Notre objectif est de divertir et il ne faut donc pas se prendre au sérieux. On a pris beaucoup de plaisir à mixer nos deux styles», insiste Lobotom complété par Mr Voul: «Je viens de la photo, de la vidéo et de la scénographie. Je ne suis descendu que très récemment dans la rue et je suis rentré assez vite dans une galerie parisienne, le Lavo//matik. J’ai aimé ce dialogue artistique avec Lobotom tout comme le travail dans la rue, le jour. Il y a ce contact avec les gens qui s’arrêtent pour discuter et parfois même pour nous aider à appliquer nos collages! Ça touche toutes les générations…

Notre rapprochement fut naturel, on ne projetait pas une exposition telle que celle-ci au départ».

Lobotom reconnu par la culture mouscronnoise

Et ensuite? Lobotom, qu’on arrêtait il n’y a pas si longtemps encore pour dégradation de biens publics au travers de son art connaîtra une vraie reconnaissance de son travail puisque Christian Debaere, sous l’impulsion de sa fille lui ayant fait découvrir l’artiste hurlu, a décidé de lui consacrer une exposition rien qu’à lui, au Musée des Beaux-Arts, soit dans le fond de l’ancienne piscine. Vernissage le 29 mars prochain.

On soulignera que Laurent Harduin en sa qualité de nouvel échevin de la Culture a aussi fait l’honneur de sa présence lors du vernissage au Ferdinand.

48, rue de Tourcoing. Entrée gratuite. A voir jusqu’au 7 février. Toutes les œuvres sont mises en vente.