Le parquet fait appel du jugement d’acquittement des hébergeurs

Image d’illustration. heymans

Le parquet général de Bruxelles a fait appel contre le jugement rendu en décembre dernier dans le dossier des hébergeurs de migrants. Il conteste les acquittements, a indiqué samedi à l’agence Belga la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.

Le tribunal correctionnel de Bruxelles avait acquitté, le 12 décembre dernier, trois citoyennes belges et un résident belge qui avaient hébergé chez eux des migrants. Ceux-ci, dont les journalistes Myriam Berghe et Anouk Van Gestel, étaient prévenus pour trafic d’êtres humains et organisation criminelle.

Huit autres personnes, des migrants qui avaient rejoint la Belgique, étaient prévenues des mêmes préventions.

Le parquet de Bruxelles reprochait à ces derniers d’avoir fait passer d’autres migrants vers la Grande-Bretagne, en les faisant monter dans des camions sur des aires d’autoroute, contre rémunération.

Et il reprochait à la journaliste Myriam Berghe et à une autre citoyenne belge d’avoir été complices de ce trafic d’êtres humains pour avoir apporté une aide à certains de ces «passeurs», que ce soit leur avoir prêté leur téléphone, leur ordinateur portable ou pour leur avoir indiqué sur une carte des parkings autoroutiers.

Le parquet réclamait par contre l’acquittement de la journaliste Anouk Van Gestel et d’un jeune Tunisien, résident en Belgique, prévenus également pour des actes de complicité de trafic d’êtres humains.

Au terme des débats, le tribunal avait estimé qu’aucun de ces quatre «hébergeurs» n’avait commis d’infraction et avait acquitté chacun d’eux.

Il avait par contre condamné les «passeurs» à des peines de 12 à 40 mois de prison, avec sursis pour certains.