FRASNES-LEZ-BUISSENAL

Les squelettes du commissariat de Frasnes vont rejoindre l’ossuaire...

Les squelettes du commissariat de Frasnes vont rejoindre l’ossuaire...

Certains os étaient très abîmés si bien qu’il est difficile de dire exactement combien de squelettes se trouvaient dans le sac. (Photo-prétexte) EdA - 40910926100

En novembre dernier, des ossements étaient découverts dans l’ancien commissariat de Frasnes-lez-Buissenal. On sait d’où ils viennent et où ils reposeront désormais....

Début novembre, un ouvrier faisait une bien curieuse découverte dans les locaux de l’ancien commissariat de Frasne-les-Buissenal, à la rue Léon Desmotte.

Dans un placard - qui n’avait manifestement plus été ouvert depuis longtemps - celui-ci avait, en effet, trouvé un sac contenant des ossements manifestement humains.

Pour rappel, ce bâtiment fait l’objet d’un projet de réhabilitation; l’entreprise CDB va y réaliser prochainement des logements publics. Certains indices permettaient de supposer que les restes humains se trouvaient sur place depuis un laps de temps relativement long.

Un médecin légiste était descendu sur place et avait confirmé la nature humaine des ossements. Une enquête avait été diligentée pour tenter de déterminer la raison de la présence du sac à cet endroit.

La bourgmestre ff de Frasnes, Carine de Saint-Martin, a confirmé que cette découverte n’était manifestement pas liée à une vielle affaire criminelle. «Les ossements provenaient apparemment de terres de remblais qui avaient été déposées du côté de Dergneau et de Saint-Sauveur; terres qui, elles-mêmes provenaient de Templeuve. Les ossements découverts avaient été stockés dans les bureaux de la police, cela, bien avant la réforme des polices (N.D.L.R.: effective depuis janvier 2001).»

Selon toute vraisemblance, les terres devaient provenir d’un ancien cimetière désaffecté. Les préoccupations liées à la réforme qui devait se traduire par la disparition de la gendarmerie et de la police communale au profit d’une police intégrée, expliquent peut être pourquoi ces ossements ont été oubliés aussi longtemps dans un placard qui n’avait manifestement plus été ouvert depuis près de vingt ans.

Durant l’enquête, les ossements ont été confiés aux pompes funèbres Vanhole qui avaient reçu pour mission de les conserver. L’entreprise vient de recevoir le feu vert de Justice pour déposer ces ossements dans l’ossuaire communal.

On ignore bien entendu tout de l’identité des personnes décédées et même leur nombre exact, tant certains os (dont d’éventuels parties de crânes) sont abîmés. Selon l’entrepreneur de pompes funèbres, le sac contenait vraisemblablement des ossements provenant de deux corps différents.