Attentat au Musée juif: reprise du procès mardi matin

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La présidente de la cour d’assises de Bruxelles, Laurence Massart, a suspendu les débats vendredi vers 15h15, jusqu’à mardi matin à 9h00, dans le procès de l’attentat au Musée juif de Belgique.

Le parquet fédéral a terminé vendredi de lire son acte d’accusation reprenant les principales étapes de l’enquête, après environ 9 heures de lecture ces deux derniers jours. Dans ce procès, Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer sont accusés d’être auteurs ou co-auteurs de l’attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique.

La cour d’assises de Bruxelles vient de terminer, vendredi vers 15h15, une première étape importante de la procédure: la lecture de l’acte d’accusation, long de 184 pages, faite par les deux magistrats représentant le parquet fédéral.

Les jurés ont donc désormais connaissance des faits dans leur entièreté, des différentes étapes de l’enquête et des résumés des expertises réalisées.

La lecture des actes de procédure se poursuivra toutefois mardi matin à 9h00 avec celle, pour un peu plus d’une heure, de l’acte de défense de Mehdi Nemmouche. Le document, qui sera lu par les avocats de l’accusé, énoncera des éléments de l’enquête à décharge, non-présentés ou sous-représentés dans l’acte d’accusation.

La cour entamera ensuite, en seconde partie de matinée, une nouvelle étape: l’interrogatoire des accusés.

Durant les deux premières journées de procès qui viennent de s’écouler, outre la lecture de l’acte d’accusation, la cour a fait remplacer un juré effectif absent et a rendu un arrêt concernant la validité de la constitution de partie civile de l’Association Française des Victimes du Terrorisme (AFVT).

Jeudi matin, la présidente de la cour a constaté l’absence du 9e juré et l’a immédiatement remplacé par le premier juré suppléant. Il ne reste donc désormais plus que onze jurés suppléants.

Jeudi matin également, la présidente a entendu la demande des avocats de Mehdi Nemmouche de déclarer irrecevable la constitution de partie civile de l’Association Française des Victimes du Terrorisme (AFVT), représentée par Me Guillaume Lys et Me Antoine Casubolo Ferro.

Me Henri Laquay, l’un des conseils de Mehdi Nemmouche, a exposé que cette association ne démontrait pas qu’elle avait un intérêt personnel et direct à agir dans ce dossier de l’attentat au Musée juif de Belgique.

La cour, après avoir délibéré pendant environ trois heures, a rendu un arrêt interlocutoire déclarant qu’il était «prématuré» de trancher cette question.

Dans ce procès, Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, deux Français âgés de 33 et 30 ans, sont accusés d’être auteurs ou co-auteurs de l’attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique, situé rue des Minimes à Bruxelles.

L’attentat avait coûté la vie à quatre personnes: Emanuel et Miriam Riva, un couple de touristes israéliens, Dominique Sabrier, une bénévole du musée, et Alexandre Strens, un employé du musée.

Mehdi Nemmouche avait été arrêté six jours après les faits, le 30 mai 2014, à la gare routière de Marseille. Il était en possession de munitions et d’armes, une kalachnikov et un revolver, qui sont identiques à celles utilisées lors de l’attaque au Musée juif.

Nacer Bendrer, arrêté le 9 décembre 2014 à Marseille, est soupçonné de lui avoir fourni ces armes.

Selon l’enquête, Mehdi Nemmouche est bien l’auteur de l’attaque au Musée juif. Il est, selon l’accusation, l’homme visible sur les images de caméras de vidéosurveillance dans et autour du musée lors de l’attaque, et qui ont fait l’objet d’un avis de recherche largement diffusé les jours suivant les faits.

Mehdi Nemmouche, lui, ne conteste pas être impliqué dans l’attentat mais il nie être le tireur.