Clavier: des peines de travail pour les bagarreurs

Clavier: des peines de travail pour les bagarreurs

Quand la police a débarqué, la bande est partie en trombe… En obligeant un policier et des jeunes à se jeter dans le fossé. Simon Ebel

La fête de la MJ avait dégénéré en février 2016. Les bagareurs écopent de peines de travail.

Les faits datent un peu, mais les jeunes qui avaient lancé une bagarre générale en février 2016 sont désormais fixés sur leur sort. Le 27 février, vers 3 h du matin, cinq jeunes avaient débarqué à la maison des jeunes à Ocquier et un conflit «amoureux» entre deux jeunes avait dégénéré en bagarre générale. La bande avait commencé à lancer des verres, puis retourner des tables, et même porter des coups avec un pied de barrière Nadar.

En voyant débarquer la police, les jeunes avaient pris la fuite en démarrant en trombe dans leur véhicule… obligeant les jeunes sur leur passage mais aussi un policier à se jeter dans le fossé pour ne pas être renversés.

Si personne n’a été gravement blessé ce jour-là, le tribunal a tout de même tenu compte du danger causé par ce démarrage en trombe, des antécédents de certains jeunes mais aussi de leur jeune âge et de l’ancienneté des faits. Tous avaient demandé la suspension simple du prononcé mais le tribunal a estimé que cette mesure de faveur aurait minimisé la gravité des faits. Il les a donc condamnés à des peines de travail, sauf l’un des cinq qui a bel et bien obtenu la suspension simple du prononcé. Ce dernier n’avait pas d’antécédent judiciaire et n’avait participé qu’à une partie des faits .

Celui qui conduisait la voiture (et avait refusé de souffler dans l’alcootest lorsque les policiers les ont rattrapés) écope d’une peine de travail de 100 heures (9 mois de prison subsidiaire). Le deuxième instigateur, selon le juge, de la bagarre écope de 80 heures (8 mois subsidiaires) et les deux suiveurs de 70 heures (7 mois subsidiaires).


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