SANTÉ

Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives dans les traitements contre Alzheimer

Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives dans les traitements contre Alzheimer

En Belgique, environ 130.000 personnes souffrent d’Alzheimer. Reporters/Andia

Joris de Wit et Bart De Strooper, du Centre de recherche sur le cerveau de Institut flamand de biotechnologie (VIB-KU Leuven Centrum voor Hersenonderzoek), ont découvert que la protéine précurseur de l’amyloïde, impliquée dans la maladie d’Alzheimer, supprime la communication entre les cellules cérébrales.

Dans la maladie d’Alzheimer, on retrouve au niveau cérébral des plaques d’amyloïde, constituées d’amyloïdes B, elles-mêmes dérivées de la protéine précurseur d’amyloïde. Jusqu’à présent, le rôle de cette protéine précurseur, identifiée il y a 30 ans, était inconnu. Des chercheurs de Louvain ont récemment découvert qu’elle avait un effet négatif sur la transmission synaptique (connexion entre deux neurones) dans le cerveau en activant un récepteur spécifique.

Bart De Strooper pense que les résultats de ces recherches offrent des perspectives pour le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies cérébrales.

«Le nouveau rôle découvert de cette protéine précurseur de l’amyloïde pourrait expliquer les anomalies observées au niveau des cellules cérébrales chez des modèles murins (souris, rats) atteints d’Alzheimer, mais aussi chez les hommes, avant que la maladie ne se déclare franchement.» Peut-être qu’un médicament capable d’agir sur ce récepteur pourrait limiter les effets de la maladie sur les patients», déclare le chercheur.

Selon Joris de Wit, ce récepteur synaptique joue non seulement un rôle dans la maladie d’Alzheimer, mais également dans d’autres troubles neurologiques et psychiatriques, tels que l’épilepsie, la dépression, la toxicomanie et la schizophrénie.

«Maintenant que nous savons comment la protéine précurseur de l’amyloïde peut influer sur la communication neuronale, nous pouvons espérer trouver de nouveaux médicaments pour restaurer la communication entre les cellules cérébrales, y compris pour d’autres pathologies», ponctue-t-il.

Ces recherches ont été publiées dans la célèbre revue Science.