TC Huy - Une dame poursuivie pour abus de confiance et vol

Le tribunal correctionnel de Huy a examiné ce jeudi une affaire d'abus de confiance et de faiblesse entre une maman et sa fille. Les faits se seraient déroulés entre octobre 2015 et juin 2016. La prévenue aurait utilisé la carte bancaire de sa maman, cette dernière ayant des soucis pour se déplacer et gérer son argent. La partie civile reproche à madame B., la fille, d'avoir dilapidé l'argent en 7 mois pour des abonnements à VOO et Be TV, et d'avoir forcé sa maman à contracter des prêts bancaires sans nécessité.

Selon la défense par contre, la prévenue n'a jamais forcé quiconque à aller à la banque, arguant qu'elle est au CPAS est qu'elle n'a "pas le droit à un pas de travers". Elle ajoute que la fille n'aurait jamais géré l'argent de sa maman car elle éprouverait déjà des difficultés "à gérer son argent". La seule concession faite par la prévenue se situe au niveau de l'abonnement VOO, qui serait "un arrangement" entre elles. En outre, d'autres personnes auraient aussi eu accès à cette carte bancaire et elle n'aurait été en possession de la prévenue que pendant "un ou deux mois."

Du côté de la partie civile, la version est toute autre et on évoque aussi un chantage affectif.

Mais, ce n'est pas la seule affaire dans laquelle Mme B. était impliquée. Ce jeudi, elle comparaissait aussi pour un vol avec effraction à Saint-Georges-Sur-Meuse, pour une période située entre le 18 août et le 22 août 2017. Les objets auraient été revendus à un magasin "Cash Converters" à Huy.

Trois autres personnes sont impliquées dans cette affaire. Les prévenues auraient volé des Playstation, des jeux vidéo, un appareil photo numérique et une télévision. Cependant, les déclarations de chacun diffèrent quelque peu. Madame B. nie avoir eu connaissance des projets des trois autres prévenus. Elle explique qu'elle a simplement "servi de taxi" pour le Cash Converters, sans être au courant que les objets avaient été volés. Elle a ajouté que la victime du vol habitait juste en face de chez sa maman, une rue où elle ne met "plus les pieds". Les autres prévenus, représentés par leurs avocats, parlent tous de l'implication de Madame B. Selon leurs dires, elle serait venue vers eux car elle «avait besoin d'argent».

La procureure a requis des peines de prison, qui varie selon les prévenus.

Le jugement devrait être prononcé le 7 février prochain, sous réserve.

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