TENNIS

Tennis: un réseau de trucage de matches démantelé en Espagne, 28 joueurs dans le viseur

Tennis: un réseau de trucage de matches démantelé en Espagne, 28 joueurs dans le viseur

Les membres de l’organisation se rendaient sur les lieux des matches pour s’assurer que les joueurs achetés respectaient le pacte. Gilles Gustine / FTV

Quinze personnes ont été arrêtées et 28 joueurs sont sous le coup d’une enquête: un réseau de trucage de matches de tennis a été démantelé en Espagne. L’un des joueurs visés a joué le dernier US Open.

Un réseau de trucage de matches de tennis a été démantelé en Espagne lors d’une opération au cours de laquelle 15 personnes ont été arrêtées et des enquêtes ouvertes contre 68 autres dont 28 joueurs, a annoncé ce jeudi la Garde civile.

L’un de ces joueurs a participé au dernier US Open, a-t-elle précisé dans un communiqué sans donner plus de détails. Selon la Garde civile, l’organisation démantelée soudoyait des joueurs de tennis évoluant sur les circuits ITF Futures et Challenger, soit les niveaux inférieurs au circuit ATP.

Les 15 suspects arrêtés, dont plusieurs Arméniens, ont été incarcérés fin octobre à la suite d’une plainte de la Tennis Integrity Unit, un organisme de lutte contre la corruption dans le monde du tennis.

Le communiqué de la Garde civile ne précise pas l’identité des personnes arrêtées, mais selon la presse espagnole, le joueur espagnol Marc Fornell, qui avait atteint en 2007 la 236e place du classement ATP, faisait partie des dirigeants de l’organisation.

«Des milliers d’identités de citoyens» usurpées

Les dirigeants de l’organisation ont, selon la Garde civile, «usurpé des milliers d’identités de citoyens grâce auxquelles ils faisaient les paris», en utilisant des comptes de parieurs et des porte-monnaie électroniques où ils accumulaient les bénéfices.

L’argent était ensuite transféré sur d’autres comptes qu’ils contrôlaient sous une fausse identité.

Les membres de l’organisation se rendaient sur les lieux des matches pour s’assurer que les joueurs achetés respectaient le pacte.

«Les agents ont constaté que l’organisation opérait au moins depuis février 2017, estimant qu’ils pourraient avoir généré des millions en gains», ajoute la Garde civile.

Les 83 suspects sont accusés, selon les cas, d’association de malfaiteurs, corruption, escroquerie, blanchiment, port d’arme illégal et usurpation d’identité.