LIÈGE

Potager pollué aux métaux lourds à Bressoux: des risques pour la santé pas exclus

Potager pollué aux métaux lourds à Bressoux: des risques pour la santé pas exclus

minicel73 - Fotolia

Près de 100 personnes qui cultivent des fruits et légumes au potager collectif de Bressoux (Liège) se sont livrées à un bio-monitoring afin d’évaluer si la consommation de ces produits ont un impact ou non sur leur santé.

Les résultats seront communiqués à l’occasion d’une réunion d’information qui se tiendra ce mercredi au hall omnisports de Bressoux, a indiqué le porte-parole du SPW (Service Public de Wallonie).

À la suite de la mise au jour d’une pollution aux métaux lourds, en mai 2017, au potager collectif de Bressoux, le SPW a mis sur pied une étude, dénommée Sanisol, visant à évaluer les risques pour la santé d’une exposition à des sols pollués de jardins communautaires destinés à la culture de fruits et légumes. À Bressoux, environ 250 personnes utilisent ce potager collectif de six hectares situé sur le plateau du Bouhay, le plus grand de Wallonie. Ce site, qui appartient à la société de logements Le Logis Social, est cultivé par des citoyens depuis près d’un siècle.

Sur ces 250 utilisateurs, 93 se sont prêtés à un bio-monitoring afin de déterminer si le fait de consommer des fruits et légumes cultivés dans ce potager a des conséquences ou non sur leur santé. Le SPW n’a pas souhaité communiquer sur les résultats afin de les livrer en priorité aux personnes concernées. Toutefois, selon la RTBF entrée en contact avec des utilisateurs ayant subi les tests, ceux-ci présentent des taux de contamination anormalement élevés. «Par courrier cette semaine, certains d’entre eux ont été informés d’une contamination au plomb, à l’arsenic, et au cadmium. Des métaux lourds présents dans leur organisme, dans des valeurs supérieures aux limites fixées par les toxicologues», a révélé mercredi la RTBF.

Lors de la réunion de ce mercredi, à 17 h, l’ISSEP, l’Institut scientifique de service public qui a réalisé les tests, communiquera les résultats aux usagers.

«Des recommandations leur seront également formulées. Il s’agit ici d’une première communication afin de ne pas laisser les gens sans réponses mais l’étude se poursuit au niveau des végétaux qui y sont cultivés de manière à déterminer les taux de concentration dans les uns et les autres», précise le porte-parole du SPW.