FRANCE

«Gilets jaunes»: le porte-parole du gouvernement évacué après une intrusion violente dans son ministère

«Gilets jaunes»: le porte-parole du gouvernement évacué après une intrusion violente dans son ministère

AFP

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a été évacué samedi de ses bureaux rue de Grenelle à Paris après une intrusion violente de «gilets jaunes» avec un engin de chantier dans la cour du ministère, a-t-il affirmé.

«Il y avait des «gilets jaunes», des gens habillés en noir […] qui ont pris un engin de chantier qui était dans la rue, et qui ont défoncé la porte du ministère […] et cassé deux voitures. Quand il y a eu l’intrusion on a fait évacuer les personnels», a affirmé M. Griveaux.

L’intrusion s’est produite vers 16h15-16h30, a-t-il précisé.

Interrogé sur des informations faisant état de «tentatives d’intrusion» dans d’autres ministères, le cabinet de M. Griveaux n’a pas confirmé.

«Ce n’est pas moi qui suis visé, c’est la République», par «ceux qui souhaitent l’insurrection, renverser le gouvernement», mais «la République tient debout», a souligné le porte-parole.

«Gilets jaunes»: le porte-parole du gouvernement évacué après une intrusion violente dans son ministère
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«C’est inacceptable et j’espère que les vidéos permettront d’identifier et de poursuivre les auteurs, et qu’ils seront très très durement condamnés. Ce qu’ils ont cassé aujourd’hui ce n’est pas mon ministère, ils ont cassé un bâtiment qui appartient aux Français. Ce n’est pas moi qui suis propriétaire de ma charge, ce sont les Français», a-t-il souligné.

Les bureaux de Benjamin Griveaux sont situés dans les lieux qui abritent également le ministère des Relations avec le Parlement, non loin de Matignon.

Paris a été ce samedi le théâtre d’une nouvelle journée de manifestation des «gilets jaunes», émaillée de violences en province et à Paris, notamment près du Musée d’Orsay et boulevard Saint-Germain.

Macron dénonce une «extrême violence» venue «attaquer la République»

Emmanuel Macron a dénoncé une «extrême violence» venue «attaquer la République» lors de l’« acte VIII » des «gilets jaunes» qui a rassemblé 50.000 personnes ce samedi en France et a été émaillé de heurts dans plusieurs villes.

«Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République - ses gardiens, ses représentants, ses symboles. Ceux qui commettent ces actes oublient le coeur de notre pacte civique. Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue», a écrit le président de la République sur Twitter.

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