Les mystérieuses horloges du corps

Les mystérieuses   horloges du corps

Nos horloges internes sont remises à l’heure chaque jour avec le Soleil. Reporters / Imago

Notre corps possède de mystérieuses horloges qui règlent les fonctions biologiques (température, production d’hormones...). Explications.

L’homme vit le jour, dort la nuit. L’alternance nuit-jour est le rythme fondamental (principal) de notre vie et de nos activités. C’est un cycle de 24 h, appelé rythme circadien. Il règle nos corps et notre mode de vie (lever, travail, alimentation…).

Le rythme dans la peau

De nombreuses fonctions internes du corps sont aussi soumises à ce rythme de 24 h: la température, le rythme cardiaque (du cœur), la production d’hormones (substances produites par certaines glandes du corps et qui, transportées par le sang, agissent sur certaines parties du corps), la sensation de faim, … Ces fonctions sont plus ou moins intenses selon l’heure. Elles connaissent des variations (des hauts et des bas) qui se répètent à la même heure environ toutes les 24 h. Ainsi, la température du corps connaît son minimum le matin peu avant le réveil et son maximum au milieu de l’après-midi. L’hormone de croissance est produite au maximum en milieu de nuit (les enfants grandissent la nuit)… Nous ressentons la faim environ toutes les quatre heures la journée mais nous n’avons pas faim la nuit. Il y a aussi des moments où nous sommes plus concentrés et plus vifs d’esprit que d’autres....

Les différents rythmes des fonctions biologiques (qui permettent au corps de fonctionner) sont synchronisés (bien réglés entre eux) comme les musiciens d’un orchestre. Cela permet au corps de fonctionner de manière maximale le jour, quand on est actif. Durant le repos, cela permet de passer des nuits tranquilles sans avoir faim ou sans devoir se rendre trop souvent aux toilettes.

Nos rythmes biologiques varient de façon régulière parce qu’ils sont réglés par les horloges internes du corps. Celles-ci sont remises à l’heure en permanence (tout le temps) par le Soleil et par d’autres éléments extérieurs (horaires d’école, de travail, montres…).

Les chercheurs pensent que l’horloge qui impose le rythme de 24 h à notre corps se situe dans notre cerveau, au niveau de l’hypothalamus. Mais ils pensent aussi que nous ne possédons pas qu’une seule horloge interne, mais plusieurs, soumises à des ryhmes différents et autonomes (indépendants des autres).

Ces rythmes s’adaptent à l’alternance jour-nuit. La lumière solaire remet les différentes horloges internes à l’heure et les synchronise (les fait concorder) entre elles.

Sans lumière, tout se dérègle

Que se passe-t-il lorsque l’on prive quelqu’un de sa montre et qu’on l’expédie au fond d’une grotte sans aucun moyen de savoir s’il fait nuit ou jour? On constate que le rythme des fonctions biologiques est conservé avec une tendance à se caler sur des cycles de 25 heures. Le corps obéit donc à ses propres horloges internes. Le rythme des 24 h est inscrit en chacun de nous.

Cependant, lorsqu’une personne est livrée à ses propres horloges, cela provoque des chamboulements (bouleversements). Elle sous-estime le temps qui passe (pense qu’il y a moins de temps écoulé qu’en réalité), augmente ses activités, dort moins sans s’en rendre compte.

Chaque organe se met à fonctionner avec sa propre horloge, selon son propre rythme. Sans le Soleil pour régler le tout, c’est une belle cacophonie (ensemble de sons déplaisants qui sonnent faux).

Le sondage de la semaine