Après avoir bricolé des calendriers pour compter les jours, les hommes ont divisé les journées (et les nuits) en heures.

Un jour (l’intervalle entre deux levers de Soleil qui comprend la journée et la nuit) est découpé en 24 heures, ça nous paraît logique. Pourtant, on aurait pu diviser le jour en 10 ou 20 périodes! La division des jours en 24 heures est arbitraire: elle ne repose pas sur des phénomènes naturels mais dépend de la volonté des hommes. À la différence des années, des mois et des jours qui sont le résultat de l’observation des astres, les heures sont mesurées de façon artificielle avec des instruments.

Gnomons et cadrans solaires

Dans l’Antiquité, 3000 ans avant Jésus-Christ, les peuples de Mésopotamie (un pays correspondant à l’Irak actuel) divisent le jour en 12 tranches égales. Les Égyptiens et les Romains divisent le jour en 24 parties : 12 pour le jour et 12 pour la nuit. La durée de l’heure varie selon les saisons.

Ces peuples mesurent l’heure à l’aide d’un bâton planté dans le sol, appelé gnomon. En observant l’ombre que le bâton projette sur le sol au fur et à mesure que le Soleil tourne dans le ciel, on peut dire quelle heure il est. L’ombre est plus ou moins longue suivant le moment de la journée.

Le gnomon, équipé d’une aiguille, dont l’ombre se projette sur une plaque graduée (divisée à l’aide de traits), devient un cadran solaire. On l’emploiera durant des siècles. Comme le cadran solaire ne fonctionne pas en l’absence de soleil, d’autres instruments de mesure du temps ont été inventés : la clepsydre, le sablier.

La clepsydre ou horloge à eau est constituée d’un vase rempli d’eau qui met toujours le même temps à s’écouler par un ou plusieurs orifices (trous). Les parois internes du vase sont gravées de repères. La clepsydre ne donne pas l’heure. Elle mesure une durée, le temps qui passe. Elle était utilisée par les Grecs, les Égyptiens...

Au Moyen Âge (période comprise entre les années 400 et 1400) est apparu le sablier. Il est formé de deux récipients en forme d’entonnoir reliés entre eux. Le sable s’écoule du récipient supérieur au récipient inférieur. Il servait à mesurer le temps de parole dans les églises, les tribunaux. Le sablier est encore utilisé dans certains jeux.

Tic-tac

Les premiers tic-tac (le bruit que font les horloges anciennes) de l’histoire sont entendus dans les années 1200 dans les monastères (où vivent des religieux appelés moines). C’est là que l’on rencontre les premières horloges mécaniques (basées sur le mouvement de certaines pièces) à poids. Comment ça fonctionne? Un poids fait tourner des engrenages (rouages ou roues dentées) dans un mouvement régulier. Les rouages entraînent une aiguille autour d’un cadran. Pour bien mesurer le temps, les engrenages doivent tourner de façon régulière. Il faut donc contrôler la chute du poids. Un système est ajouté pour libérer, puis bloquer le poids à intervalles réguliers. On n’a plus besoin du Soleil pour connaître l’heure.

Plus de précisions

Au fil des siècles, les techniques évoluent. Les horloges, les montres mécaniques (avec des rouages, voir photo) et électroniques (qui fonctionnent avec des piles), les chronomètres sont de plus en plus précis. Les téléphones portables, les smartphones, les ordinateurs affichent l’heure.

Les unités de mesure du temps se multiplient: jours, heures, minutes, secondes, dixièmes, centièmes et millièmes de seconde. Aujourd’hui, les horloges atomiques (basées sur l’atome, le plus petit élément qui constitue la matière) battent les secondes avec une incroyable précision.

Le sondage de la semaine