1 000 KDO  d’attention!

Faire une boîte à un autre enfant avec un petit mot du genre: «Surprise, nous avons envie de te gâter. Ouvre vite la boîte!» -

Plus de 1 000 boîtes à KDO vont être distribuées pour les fêtes de fin d’année de 920 enfants. Ces boîtes ont été créées par d’autres jeunes. Bravooo!

Lors des fêtes de fin d’année, on aime penser qu’on pourrait recevoir un cadeau, non? C’est un plaisir de savoir que quelqu’un a pensé à nous.

Tout le monde n’a pas cette joie. À la Fabrique de Soi, une école de devoirs de Tubize (Brabant wallon), une idée a germé il y a dix ans: une opération boîtes à KDO.

Anne Beghin, la coordinatrice de la Fabrique de Soi, explique: «L’idée était de dire: faites une boîte comme si elle était destinée à votre meilleur ami. Ne mettez jamais dans la boîte ce que vous n’aimeriez pas recevoir.»

Une boîte à KDO est une boîte à chaussures que l’on remplit de plein de choses, en vue de faire plaisir à un enfant ou un jeune dont on choisit l’âge au préalable. Cette boîte doit être pleine à craquer, avec des objets en bon état (tout ne doit pas être neuf). L’enfant qui ouvrira cette boîte décorée devra y trouver un dessin ou un petit mot.

À qui sont destinées ces boîtes à KDO?

Ces boîtes sont destinées à des jeunes qui vivent des situations de vie parfois compliquées. Ce sont des jeunes placés dans une institution (le plus souvent par un juge), des jeunes réfugiés (venus chercher une protection en Belgique car ils sont en danger dans leur pays), des enfants de familles précarisées (qui ont des soucis d’argent ou autres), des enfants dont un parent est en prison...

Un appel a été lancé par la Fabrique de Soi et, cette année, plus de 1 000 boîtes ont été distribuées.

«Une vingtaine d’écoles, des clubs de sports, des maisons de jeunes, des écoles de devoirs, des conseils communaux des enfants, mais aussi des familles ou même des enfants seuls ont répondu à l’appel. Ainsi, il y a trois ans, une petite fille qui m’avait vue parler de l’opération boîtes à KDO à la télévision locale a demandé à sa maman de me contacter. Elle a mobilisé toute sa classe. À présent, c’est son frère qui s’implique.»

Anne Beghin insiste : «Ce n’est pas une récolte de jouets. Créer une boîte, ça ne se fait pas en cinq minutes. Ça permet aux enfants dans les familles et les classes de réfléchir à ce qu’est la solidarité et aux situations que vivent d’autres enfants. Chaque boîte est vérifiée par nos soins et, au besoin, complétée. Elle doit contenir de 10 à 15 choses différentes. Le petit mot qui l’accompagne est signé ou par un enfant ou par un groupe. C’est assez touchant. Car les enfants écrivent un mot du genre: ‘voilà, on a beaucoup pensé à toi et on a mis des choses que l’on aime bien’. D’année en année, les enfants qui reçoivent ces boîtes les attendent!»

L’opération boîtes à KDO est organisée par la Fabrique du Soi, un service local de Laïcité Brabant wallon.

www.calbw.be/fabrique-de-soi

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