PORTRAIT | Jean Derycke «titre» sa révérence

PORTRAIT | Jean Derycke «titre» sa révérence

Jean Derycke avait 42 ans et était le papa de Milla, Lou, Cléo et Sybil. EdA - Jacques Duchateau

Notre collègue Jean Derycke est décédé inopinément, ce lundi matin. Il était reconnu pour ses titres, et surtout ses qualités humaines. Il va laisser un vide immense.

Ses jeux de mots étaient savoureux. Son sens de la formule et sa repartie visaient souvent juste. Son humour pouvait être un mélange de subtilité et de vannes bien senties. Voilà, parmi d’autres, quelques-unes des qualités de Jean Derycke, collègue et ami, décédé ce lundi à 42 ans.

Il va laisser un vide immense, au sein de la rédaction, où sa personnalité, entière et généreuse, était appréciée. Il avait le verbe haut, et le ton décalé, qu’il maîtrisait à merveille, était sa marque de fabrique.

Il avait en charge le suivi du Sporting Charleroi, où il avait noué, au fil du temps, une relation de confiance, et une certaine complicité, avec Felice Mazzù. Il avait écrit ce qu’il aimait appeler «le parcours de vie, pas la biographie», de l’entraîneur carolo, qui lui rend un hommage vibrant dans notre journal de ce mardi.

Car s’il voyait clair, dans ses analyses tactiques, Jean appréciait aussi l’aspect humain d’un métier qu’il a appris au Rappel, à Charleroi, à la fin des années nonante, avant d’être «transféré» à la rédaction sportive locale de Namur, puis au service sportif national, en 2002.

Il a vu grandir les Diables

Il y a aiguisé son goût pour les mots, dans le sillage du Sporting Charleroi donc, mais aussi de l’autre Sporting, d’Anderlecht. Dans le milieu, on peut dire sans crainte qu’il était un confrère avec qui le voyage était très souvent la garantie d’une agréable aventure, remplie d’anecdotes et de souvenirs qui resteront gravés, à jamais, dans la mémoire de tous.

De belles aventures, il en a connu aussi dans le sillage des Diables rouges, et avant eux les Diablotins, lors de l’Euro 2007. Aux Pays-Bas, il avait couvert le championnat d’Europe en compagnie de son confrère, et ami, Thomas Busiau, trop tôt disparu, lui aussi. Jean a vu grandir les Diables – il vous a raconté leur parcours lors de la Coupe du monde 2014 puis de l’Euro 2016 –, au point de se lancer dans une autre forme d’écriture. Avec Philippe Bercovici, il était le scénariste de la bande dessinée Les Diablitos, l’histoire imaginaire mais furieusement inspirée de jeunes joueurs aux traits ressemblant à Fellaini ou Kompany.

La bande dessinée était une de ses autres passions, et il planchait déjà sur le scénario d’une nouvelle histoire, dont il avait laissé filtrer quelques extraits au cours d’un récent voyage en Suisse, où il avait signé un de ces titres dont il a le secret, après la défaite de la Belgique: «Les Diables prennent un… four final en Suisse», en référence au Final Four de la Ligue des Nations manqué par Hazard et ses équipiers.

Manquer. Jean va manquer à beaucoup de monde, à commencer par Evelyne, son épouse, et ses filles, ses fiertés, Milla, Lou, Cléo et Sybil, à qui la rédaction pense terriblement en ces moments douloureux.

Le corps de Jean Derycke repose au funérarium Cals à Coutisse. Les visites ont lieu ces mardi, mercredi et jeudi de 17 à 19h. La cérémonie d’adieu est programmée au funérarium ce vendredi à 9h, suivie de la crémation à Ciney à 10h15.

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