BELGIQUE

Décès de Philippe Moureaux: «Un mentor», un «homme de convictions»… la mémoire du père de la loi contre le racisme saluée

Décès de Philippe Moureaux: «Un mentor», un «homme de convictions»… la mémoire du père de la loi contre le racisme saluée

Philippe Moureaux, ici en 2012. BELGA

«C’est un grand homme d’État qui nous quitte»: les réactions et messages de condoléances se multiplient à la suite de l’annonce du décès à l’âge de 79 ans de l’ancien ministre et bourgmestre socialiste de Molenbeek Philippe Moureaux.

Les réactions et messages de condoléances affluaient sur le réseau social Twitter ce samedi à la suite de l’annonce du décès à l’âge de 79 ans de l’ancien ministre et bourgmestre socialiste de Molenbeek Philippe Moureaux.

«Nous avons souvent croisé le fer avec Philippe Moureaux sur le terrain politique. Il était un homme de convictions profondes. Retenons notamment la loi contre le racisme et la xénophobie qui favorise le vivre ensemble. Mes sincères condoléances à la famille et aux proches», a réagi le Premier ministre Charles Michel.

«Au-delà des divergences qui l’ont opposé aux libéraux tout au long de sa carrière», le ministre des Affaires étrangères et de la Défense Didier Reynders salue la mémoire de Philippe Moureaux, «qui a marqué les dernières décennies de notre vie politique. Je présente à sa famille, à ses amis, à ses proches mes sincères condoléances».

Toujours au MR, le président du parti libéral a également tenu à présenter ses condoléances «à ses proches et sa famille politique».

«C’est un grand homme d’État qui nous quitte»

Les réactions sont nombreuses aussi au sein de sa propre famille politique, le Parti Socialiste. Rudi Vervoort, ministre-président bruxellois, a ainsi salué la mémoire du «père de la loi contre le racisme». «Pour cela, pour son écoute et son empathie, c’est un grand homme d’État qui nous quitte et avec lequel j’ai eu la chance d’entretenir une relation d’une grande confiance. Sa lumière manquera.»

«Après un long combat contre la maladie, à l’image de ce que fut sa vie politique, Philippe Moureaux s’en est allé. Figure marquante et complexe, il laissera une indéniable empreinte. Toutes mes pensées amicales à ses proches, à Catherine en particulier. RIP.», a tweeté le chef du groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej.

Le bourgmestre de Saint-Josse-Ten-Noode, Emir Kir, a lui appris «avec énormément de tristesse» le décès de Philippe Moureaux, l’un de ses «mentors en politique». «Un ami, un homme de grandes convictions s’en est allé… Mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.»

«Le père de la loi qui fait du racisme un délit vient de s’éteindre. Que la lumière de l’esprit de cette loi reste en chacun d’entre nous, nous en aurons besoin pour affronter le glissement auquel nous assistons…» souligne également la députée wallonne Christie Morreale.

Julie Fernandez Fernandez lui exprime également sa sympathie. «Il aura été celui qui a transposé dans un texte de loi la condamnation du racisme et de la xénophobie… Merci pour tes combats et bon voyage camarade. Pensées pour @catmoureaux et tous ses proches.»

«Une grande figure du socialisme belge»

Le président du parti socialiste Elio Di Rupo a appris avec «une profonde tristesse» le décès du ministre d’État Philippe Moureaux, «une grande figure du socialisme belge», indique-t-il dans un communiqué.

«Philippe a toujours accordé une attention soutenue aux plus fragiles et aux plus vulnérables de notre société», ajoute Elio Di Rupo. «Professeur d’université, il avait cette capacité à allier réflexion intellectuelle de haut vol et action sur le terrain pour améliorer le sort des plus fragiles.»

«Lorsqu’il a exercé des fonctions ministérielles, notamment celles de Vice-Premier ministre, Philippe Moureaux a veillé à conforter la protection sociale des citoyens dans un climat de justice et d’égalité. Il est à l’origine d’une loi fondamentale dans notre pays, la loi contre le racisme et la xénophobie», souligne encore le président du PS, qui présente ses condoléances à sa famille, ses proches et en particulier à sa fille Catherine.

«On connaissait ses coups de gueule, on appréciait son sens de la formule, on redoutait parfois ses bons mots. Mais j’ai toujours pu compter sur l’Homme d’État, sur sa droiture et sur sa loyauté. Il ne s’est jamais départi de son sens de l’intérêt général et de ses convictions socialistes fortes. Sur le plan humain, il a affronté la maladie avec une force et une dignité exemplaires.»

Pour Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, il «manquera beaucoup à tous ceux qui ont eu la chance de le connaître». «Passionnément socialiste et bruxellois, puits de science et d’histoire, universaliste exemplaire, redoutable bretteur et camarade fraternel, gardien sourcilleux de la conscience de gauche»: c’est dans ces mots que le Carolo rend hommage au Bruxellois sur Twitter.