NAMUR

Journée nationale d’actions syndicales: la FGTB vandalise la façade du MR à Namur

Dans le cadre de la manifestation interprofessionnelle décrétée en front commun par les trois syndicats FGTB, CSC et CGSLB, de nombreux sites seront à l’arrêt en région Namuroise.

TEC. Dans la province de Namur, 45% des bus circulent tandis que dans celle du Luxembourg, 86% des services sont assurés.

BLOCAGES. Environ 300 à 400 syndicalistes, selon les organisateurs, ont manifesté vendredi matin devant le siège du MR et les bâtiments de l’Union des Classes Moyennes (UCM) à Namur.

Des syndicalistes de la FGTB ont légèrement vandalisé vendredi matin la façade du siège du MR. Ils ont jeté des oeufs et de l’eau colorée sur la façade pour représenter le bain de sang social, et placardé des affiches sur les vitres. Sur l’une d’elles, on pouvait lire «Bienvenue à la FEB, ici on décide, au MR on exécute». + LIRE AUSSI| La FGTB vandalise la façade du MR à Namur, de nouvelles actions envisagées en janvier

Une autre manifestation appuyée par la CNE se tiendra à 13h00 devant les bureaux de l’Unessa, une organisation patronale qui fédère près de 300 structures wallonnes travaillant dans le secteur des soins de santé.

ENTREPRISES.Les perturbations ont un impact sur l’activité économique. A Keumiée notamment, des piquets sont annoncés aux entrées du parc. Quelques grosses entreprises du namurois sont aussi touchées, comme Materne à Floreffe et Mondelez à Rhisnes.

Dans la région namuroise, des piquets de grève étaient en cours vendredi matin dans une trentaine de sociétés, selon la CSC. Parmi elles, Materne-Confilux à Floreffe, Mondelez à Rhisnes, Père Olive à Andenne ou encore le dépôt Aldi du zoning d’Isnes (Gembloux). Le chantier naval Meuse&Sambre et l’entreprise de travaux Ronveaux à Ciney (Wanty) sont également concernés.

COLLECTE DES DECHETS. A Namur, la collecte de déchets est assurée normalement. En revanche, 16 Recyparcs sur 33 sont fermés.

DISTRIBUTION DE TRACTS. Une distribution de tracts est par ailleurs organisée dans tous les hôpitaux du namurois afin de sensibiliser le personnel et les patients.

A Namur, devant le siège de l’Université, rue de Bruxelles, une délégation de la CSC-CNE a pris position dès 7 h 30. Objectif: sensibiliser le personnel et les étudiants aux objectifs de la journée d’actions syndicales du vendredi.

Aux passants, la petite délégation distribuait un feuillet réclamant qu’une partie plus importante de la prospérité créée par les travailleurs leur revient. Sous le regard du permanent Alain Antoine, la déléguée principale CSC-CNE Fabienne Dufour et son collègue michel Mairesse expliquent l’enjeu de la mobilisation. «Ce n’est pas parce qu’on est à l’Université qu’on est hors des réalités du monde. Le gouvernement Michel s’en est pris aux conditions de crédit temps, de la prépension et de la pension. Ce n’est pas un combat qui ne concerne que les 55 ans et plus. Même les étudiants doivent prendre conscience des enjeux auxquels ils seront un jour confrontés.»

 

 

Les représentants syndicaux se réjouissent par ailleurs que les recteurs des Universités et Hautes Écoles aient amené leur pierre au débat en publiant un mémorandum où ils demandent un refinancement de l’enseignement supérieur.