LA LOUVIÈRE

Nouvelle tuile pour la réhabilitation du pont de l’E42 à La Louvière

Nouvelle tuile pour la réhabilitation du pont de l’E42 à La Louvière

Illustration BELGA

Les travaux de réhabilitation du pont 34 à hauteur de La Louvière se prolongent. Un problème d’adhérence a été détecté, retardant encore de plusieurs mois le chantier.

Mais quand diable verra-t-on la fin du chantier de réhabilitation du pont 34 de l’E42 qui borde La Louvière? Ce chantier, qui vise à renforcer la structure métallique de l’ouvrage d’art et à remplacer le tablier du pont, a débuté en avril 2015.

Actuellement, deux bandes de circulation sont maintenues dans chaque sens, avec une vitesse limitée à 70 km/h vers Liège et 50 km/h vers Mons. Le travail porte sur le pont qui supporte les voies vers Mons.

Celui-ci devait être achevé à la fin de cette année 2018… Las, ce ne sera pas le cas. Une déficience au niveau de l’adhérence de la chape d’étanchéité est apparue sur une partie de la dalle de tablier.

Les essais réalisés après la pose de la chape ont permis de détecter une défaillance au niveau de l’adhérence de la chape qui concernerait environ 500 m2 sur 3 000 m2! Le remplacement de cette partie de chape et la pose des revêtements devront être effectués au printemps prochain afin de bénéficier de conditions météorologiques adéquates.

Bref, le chantier est à nouveau retardé de plusieurs mois. A ce stade, la Sofico (Société de Financement Complémentaire des infrastructures, maître d’œuvre des travaux) ne se risque plus à annoncer une échéance pour la fin des travaux.

La suite du chantier remise en question

Il faut dire que celle-ci a été plusieurs fois reportée suite aux contretemps qui ont émaillé la réhabilitation du pont. A l’origine, celle-ci devait durer deux ans. Mais durant la phase de désamiantage, la Sofico a dû changer de sous-traitant à cause d’un souci d’exécution. Résultat: le chantier a été interrompu durant 4 mois fin 2016.

+ Le chantier sur l’E42 prolongé

Quand le chantier a repris en décembre 2016, la Sofico tablait sur une réouverture du pont vers Mons au printemps 2018. En ce mois de décembre, on est loin du compte.

Les nombreuses difficultés techniques rencontrées sur ce chantier de réhabilitation incitent d’ailleurs la Sofico à remettre en question la suite du chantier. À l’origine, il était prévu de réhabiliter le pont vers Namur de la même façon que celui actuellement en chantier, soit enlever la peinture amiantée, renforcer la structure métallique du pont et reconstruire une nouvelle dalle de tablier.

«La circulation devra alors être entièrement basculée sur le pont rénové, celui qui supporte habituellement les voies vers Mons, pour permettre de réaliser les mêmes opérations sur l’autre pont, celui qui supporte habituellement les voies vers Namur», pouvait-on lire dans un communiqué datant de décembre 2016.

Mais, «comme nous avons rencontré pas mal de difficultés, nous pourrions privilégier une autre option: procéder à la démolition du pont, suivie de la construction d’un nouvel ouvrage plutôt qu’une réhabilitation de l’ancien», indique aujourd’hui Héloïse Winandy, porte-parole de la Sofico. Cette option de démolition/reconstruction est actuellement étudiée et pas encore tranchée, précise la porte-parole.

Et la Sofico aura le temps d’étudier les options. Une fois la nouvelle chape d’étanchéité posée au printemps, il restera ensuite «à poser les revêtements, les équipements et à réaliser les tests de mises en charge avant de pouvoir rouvrir ce pont à la circulation.»

Et seulement après, on pourra envisager la fermeture de l’autre pont pour travaux. Pour rappel, le budget des travaux en cours est de 9 800 000€ HTVA.