ÉDITIONS DE L’AVENIR

Les coulisses d’une visite royale

Les coulisses d’une visite royale

Répétition minutée avec la présentation du métier de journaliste web et d’éditeur, entre autres. © ÉdA – Jacques Duchateau

Le roi Philippe est en visite à «L’Avenir», ce mercredi matin. Une venue qui ne s’improvise pas, ni du côté du palais royal, ni au sein des équipes du journal. Petit avant-goût.

«À ce moment-là, tu t’avances et tu emmènes le roi vers les adjoints qui l’accompagneront à la rédaction. Attention, on ne passe pas devant les photographes! » Répétition générale, hier, au siège de votre quotidien: pour la visite royale, on ne lésine sur aucun détail.

Un journal centenaire et partenaire d’un concours de journalisme soutenu par le roi Philippe, l’occasion était double pour inviter le souverain. Le roi est donc attendu ce matin au siège de votre journal, à Bouge (Namur), dès 10 h. Un passage au cœur d’une entreprise centenaire savamment minuté et préparé de longue date.

Pour la 2e fois dans un quotidien francophone

L’invitation au palais remonte à plusieurs mois. «Le roi s’est engagé à visiter une rédaction partenaire de la Belgodyssée et comme votre journal fête ses 100 ans, c’était une excellente occasion», souligne Francis Sobry, directeur de la communication du palais. L’Avenir est le deuxième quotidien francophone à recevoir la visite du roi Philippe, qui s’est déjà rendu à L’Écho, à Bruxelles.

À chaque fois, le scénario est identique. Une délégation du palais royal est envoyée sur place pour une reconnaissance des lieux. Quatre services sont impliqués: le responsable du protocole, le gestionnaire du dossier, le service communication et le service de sécurité. Pour cette visite à Namur, les forces de l’ordre locales étaient aussi présentes, ainsi que des représentants du gouverneur et du bourgmestre, qui accueilleront le souverain.

En interne, les équipes marketing se mettent rapidement au travail pour régler les détails exigés par le protocole: tout ne peut pas être fait ou dit en présence du souverain. «Mais il est important que le roi visite l’entreprise telle qu’elle est, avec ses employés au travail, qui fonctionne normalement, insiste Francis Sobry. C’est pour cela qu’il ne veut pas trop de discours et préfère dialoguer avec les travailleurs, comprendre leur métier, leur poser des questions.»

Il n’empêche, une courte expo lui a été préparée pour retracer les 100 années d’existence de Vers l’Avenir, l’histoire d’un petit journal devenu grand, non sans tumultes. Malgré les tensions sociales traversées ces dernières semaines par le quotidien, ses employés montrent, pour la plupart, une vraie fierté à faire découvrir «leur» journal au roi Philippe.