Geer: une ado, renversée par une voiture

Geer: une ado, renversée par une voiture

C’est rue de Hollogne que l’adolescente a été renversée lundi matin. Depuis, son beau-père ne décolère pas. Heymans

Sa belle-fille s’est fait faucher par une voiture qui s’est volatilisée. Le Geerois Luc André ne décolère pas, les rues ne sont pas sécurisées.

Cela s’est passé lundi matin, aux alentours de 7 h 45. Sarah, adolescente de 16 ans, circulait rue de Hollogne; elle se dirigeait vers l’abribus pour attendre le bus qui allait l’emmener vers son école, à Waremme. Alors qu’elle faisait un écart pour éviter un petit chantier («mais elle n’a pas franchi la ligne blanche», explique Luc André, son beau-père), elle a été fauchée par un véhicule. Le bras touché par le rétroviseur de la voiture qui s’est d’ailleurs arraché. L’automobiliste a fait demi-tour pour récupérer son rétroviseur mais pas pour s’enquérir de l’état de santé de l’adolescente, qui était en larmes et à terre. Il est reparti.

«Ma belle-fille a passé une annonce sur la page Facebook de la commune en disant qu’elle avait relevé le numéro de plaque et le type de véhicule», explique le Geerois Luc André. Dans l’espoir que l’automobiliste se reconnaisse et se signale à elle. Entre-temps, Sarah est allée en milieu hospitalier. Plus de peur que de mal, heureusement. Elle n’a qu’un hématome et des douleurs un peu partout. Mais c’est la peur au ventre que, 24 heures plus tard, hier matin donc, elle a refait le même chemin pour se diriger vers son arrêt de bus.

Alors? Luc André peste aujourd’hui. Sur ces rues peu sûres pour les piétons, sur ces automobilistes qui parcourent les rues des villages à toute vitesse… Alors oui, il y a bien eu un policier aux abords de l’école, mais «depuis les élections, il n’y en a plus. Que peut-on faire pour que la Commune sécurise les abords de l’école, déjà?» Le Geerois l’affirme: les parents en ont marre de la situation, de ces véhicules trop rapides, de ce manque de sécurité. «Pourquoi ne sait-on pas investir pour la sécurité des gosses?», s’interroge-t-il.

Précision: l’automobiliste qui a renversé Sarah lundi matin s’est présenté au commissariat de police.

 

La voirie est toujours régionale

L’accident de lundi matin est survenu rue de Hollogne, qui est une route dépendant du SPW, le Service public de Wallonie. Une route régionale, donc, sur laquelle la Commune de Geer ne peut pas faire ce qu’elle veut en termes d’aménagement de sécurité. «La voirie devrait redevenir communale quand le SPW aura terminé ses investissements», explique le nouveau bourgmestre Dominique Servais. Quand? C’est là la question… Le bourgmestre ne désespère pas de parvenir à faire débloquer les subsides pour un gros dossier sur Geer. Le giratoire important attendu au croisement de deux routes régionales: la N615 et la N637. Un giratoire en remplacement d’un carrefour reconnu comme étant accidentogène. «Le SPW a construit un contournement où ce giratoire est prévu. Il y a eu 53 accidents sur un an à ce carrefour.»

Et lorsque ce giratoire sera construit (Dominique Servais espère bien que le dossier se débloquera rapidement), la rue de Hollogne redeviendra voirie communale. Avec aménagements possibles pour ralentir la circulation? Devant l’école – un peu plus loin donc que l’endroit où Sarah a été renversée –, la circulation est déjà en zone 30. Difficile d’imaginer mettre toute la voirie, sur toute sa longueur, en zone 30. Ce serait le meilleur moyen, selon le bourgmestre, pour que les automobilistes ne le respectent pas du tout. «Devant l’école, il y a déjà un passage pour piétons, des barrières de part et d’autre de la voirie.» Et là où Sarah a été percutée par le véhicule, c’est à une sortie de virage et «on y roule à du 50 km/h».

Par contre, il y a bien une mesure à prendre: «il faut faire respecter les trottoirs, là où des véhicules se parquent», ce qui oblige les piétons à circuler sur la route. Mais ça, «c’est une question de civisme». Et contre ça, difficile de rééduquer – ou d’éduquer -les automobilistes…