La confiance de la N-VA envers la nouvelle coalition? A condition rétorque Bart De Wever

La confiance de la N-VA envers la nouvelle coalition? A condition rétorque Bart De Wever

Un gouvernement fédéral remanié a vu le jour dimanche au terme d’une folle semaine qui a fait voler en éclats la majorité suédoise à l’échelon fédéral. Cet attelage inédit n’a pas résisté à l’épreuve du Pacte des Nations-Unies sur la migration. La N-VA, premier parti de Belgique et de la coalition, a quitté l’équipe de Charles Michel. Photo News

Bart De Wever n’a pas exclu que son parti accorde sa confiance à la nouvelle coalition fédérale à condition de…

Le président de la N-VA Bart De Wever n’a pas exclu lundi soir que son parti, démissionnaire du gouvernement Michel I, accorde sa confianceà la nouvelle coalition fédérale, mais à condition d’être concerté au préalable sur le programme de cette coalition, indique-t-il dans une interview à Terzake (Canvas), dont un extrait a été diffusé dans le JT de la VRT.

«Ça dépendra du contenu de la déclaration gouvernementale, et si elle a été au préalable vérifiée avec nous», déclare-t-il.

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«Mais si on fait comme si on n’a pas besoin de nous pour une majorité démocratique, alors c’est une sorte de coup d’État dissimulé, en douceur», ajoute-t-il.

La N-VA ne déposera pas d’elle-même une motion de méfiance, parce qu’elle espère voir aboutir certains dossiers convenus au sein de la Suédoise. Bart De Wever cite notamment le jobsdeal – pour lequel certains pans liés au chômage doivent encore être réglés – et des mesures fiscales sur les pensions. «Ces bons points-là, nous voulons les approuver. Je ne veux absolument pas d’élections anticipées», ajoute-t-il.

A ses yeux, un gouvernement minoritaire est possible, mais il convient de demander le feu vert du parlement, a-t-il ajouté sur VTM, confirmant la position de son parti.

Le Premier ministre Charles Michel doit venir s’expliquer au parlement parce qu’à ses yeux, la coalition restreinte Orange bleue constitue bien un nouveau gouvernement, avec une politique neuve et un programme neuf en trois axes.

«Il est donc logique qu’il vienne demander la confiance au parlement après avoir déposé une déclaration gouvernementale», commente M. De Wever.