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La venue de Jean-Louis Denis à Londerzeel provoque des tensions

La venue de Jean-Louis Denis à Londerzeel provoque des tensions

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Jean-Louis Denis dit «le soumis», fraîchement sorti de prison, compte résider à Londerzeel. Une décision qui ne fait pas que des heureux dans la commune.

Sorti de la prison d’Ittre samedi, Jean-Louis Denis dit «le soumis», compte résider à Londerzeel, ce qui crée des tensions dans cette commune du Brabant flamand, selon la bourgmestre Nadia Sminate (N-VA). Depuis samedi, celle-ci reçoit de nombreux coups de téléphone et d’e-mails ainsi que des visites à son domicile de citoyens inquiets.

«Tous les services compétents mettront tout en œuvre pour garantir la sécurité. J’ai déjà eu une réunion avec la cellule communale de sécurité, composée entre autres du chef de corps et du président du CPAS», précise la bourgmestre. «Une taskforce locale discutera aussi durant la semaine de sa venu à Londerzeel, ensemble avec des représentants des polices locale et fédérale ainsi que de la Sûreté de l’Etat.»

Nadia Sminate ne souhaite pas donner de détails quant aux mesures concrètes qui seront prises.

Recruteur de jeunes

Jean-Louis Denis a terminé de purger une peine de cinq ans de prison infligée par la cour d’appel de Bruxelles. Il était détenu dans la section «Deradex» de la prison d’Ittre, une aile de la prison réservée aux détenus radicalisés. Une section dont il considère qu’elle n’est qu’un endroit de «torture psychologique» et qu’elle «ne fait que renforcer les gens dans leurs convictions».

Jean-Louis Denis avait été poursuivi pour avoir recruté plusieurs jeunes gens en les incitant, en 2013, à aller se battre en Syrie aux côtés de groupes qualifiés terroristes. Le tribunal correctionnel de Bruxelles l’avait condamné à dix ans de prison puis en appel, en novembre 2016, l’intéressé n’étant plus considéré comme le dirigeant mais plutôt comme un simple membre d’une filière terroriste, sa peine avait été ramenée à cinq ans de prison ferme.

Il a purgé cette peine complètement et sa mise en liberté n’est dès lors soumise à aucune condition. Mais d’après ses avocats, il est conscient que ses activités et ses prises de position seront surveillées par les services de la Sûreté de l’Etat.