BRUXELLES

Un obélisque de 30 pierres naturelles célèbre les 30 articles de la Déclaration des Droits de l’Homme au parc de Tour & Taxis

Bruxelles inaugure ce 10 décembre un obélisque dans le parc de Tour & Taxis. Le monument d’une jolie sobriété commémore les 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

C’est un obélisque de 12m de haut. Planté sur une butte du parc de Tour & Taxis, il commémore désormais la naissance de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le document, fondateur mais toujours mis à mal partout dans le monde et jusqu’à notre porte, a 70 ans ce 10 décembre. Le monument empile donc 30 pierres naturelles. Chacune symbolise l’un des 30 articles du texte édicté au lendemain de la 2e Guerre Mondiale.

L’obélisque a été conçu après plusieurs mois de réflexion et discussion avec le secteur associatif actif dans les droits humains. C’est le paysagiste Bas Smet, à qui l’on doit déjà le monument aux victimes des attentats du 22 mars dans la Forêt de Soignes mais aussi plus prosaïquement le « nouveau » Parvis de Saint-Gilles, qui l’a dessiné. L’œuvre dicte aussi l’intégralité du texte en quatre langues, une par face. 8 pins ont en outre été plantés autour de la colonne.

Un obélisque de 30 pierres naturelles célèbre les 30 articles de la Déclaration des Droits de l’Homme au parc de Tour & Taxis
Bas Smet: «D’une part l’obélisque représente un rayon de soleil figé, d’autre part il symbolise la permanence». BELGAONTHESPOT
«Nous voulions créer un objet archétype, capable de représenter les droits fondamentaux communs à tous. La recherche d’une forme reconnaissable, universelle et intemporelle a mené à l’obélisque», plaide Bas Smet. «Par sa double signification, il s’impose comme choix évident: d’une part l’obélisque représente un rayon de soleil figé, d’autre part il symbolise la permanence. Les couleurs des pierres naturelles du monument vont capter, refléter et figer le soleil à travers les différents articles de la Déclaration Universelle. L’obélisque matérialise ainsi la protection d’une idée éclairée», décrypte le paysagiste mondialement reconnu.

C’est la Ministre de l’Environnement bruxelloise Céline Fremault (cdH) qui a décidé de matérialiser la Déclaration dans l’espace public de la capitale. «Ce texte dont nous célébrons les 70 ans doit continuer à vivre et ce monument peut permettre à des écoles, des mouvements de jeunesse ou d’autres associations de travailler autour de ces questions cruciales. Car notre cohésion sociale passe aussi par l’appropriation de ces articles», estime Fremault à l’occasion de l’inauguration.