Plus de 200 toxicomanes inscrits à la salle de consommation de Liège

Plus de 200 toxicomanes inscrits à la salle de consommation de Liège

(illustration) Reporters/Godong

Sachant que le public cible était estimé à quelque 300 toxicomanes désinsérés et consommant sur l’espace public, avant l’ouverture de la salle de consommation dite à moindre risque le 5 septembre dernier, la ville de Liège estime, après trois mois de fonctionnement, que ce public est en voie d’être atteint puisque près de 72% de ces toxicomanes (216) sont actuellement inscrits à la salle, a indiqué vendredi le collège de la ville de Liège.

On constate que les usagers sont à 90% de sexe masculin et vivent, pour la majorité, en rue. La moyenne d’âge se situe entre 26 et 45 ans. Ceux-ci consomment principalement de l’héroïne, de la cocaïne et du speed ball (mélange cocaïne/héroïne). Alors que l’héroïne y est consommée autant via injecteur que inhalateur, la cocaïne l’est majoritairement par injection.

Les usagers ayant accès à un comptoir d’échange de seringues, on relève que le nombre de seringues récupérées est supérieur à celles échangées depuis l’ouverture de la salle. Ce qui est bénéfique en terme de sécurité publique.

Le collège ajoute que les acteurs de terrain et policiers sont satisfaits de la procédure mise en œuvre et qu’on ne relève pas de plaintes particulières émanant de riverains. Depuis le 5 septembre, on dénombre 2.900 passages dans la salle.

Le 3 avril 2019, un colloque dédié spécifiquement aux salles de consommation, à leur rôle et aux enseignements que l’on peut en tirer se tiendra au Parlement européen à Strasbourg. Liège y sera représentée en tant que membre du réseau européen Solidify. Celui-ci consiste à accompagner les villes dans leur politique de réduction des risques et d’implantation de salles de consommation de drogue à moindre risque.