Defays : «Virton? Ça n’aurait pas fonctionné»

Tandis qu’il s’enfonçait dans sa galère mouscronnoise, Frank Defays a pu suivre en même temps la résurrection de l’Excelsior Virton qu’il avait quitté l’hiver dernier.

Belga

Tandis qu’il s’enfonçait dans sa galère mouscronnoise, Frank Defays a pu suivre en même temps la résurrection de l’Excelsior Virton qu’il avait quitté l’hiver dernier.

De quoi nourrir des regrets? «Non, assure-t-il, livrant le fond de sa pensée avec des mots qui ne vont sans doute pas plaire à tout le monde du côté du Faubourg d’Arival. Pour moi, un projet, c’est la construction d’un succès. Ici, j’ai l’impression qu’on ne construit pas, mais qu’on achète. Sur ce que j’ai pu entendre dire, je ne crois pas que j’y aurais trouvé humainement ce que je recherche. On dit que ça se passe comme ça dans le monde professionnel, mais ceux qui l’affirment ont-ils seulement connu le monde pro? Le professionnalisme sous-entend-il que certaines valeurs doivent être oubliées? Dans certains clubs peut-être, pas dans tous.»

S’il était sur le marché au moment où le club s’est séparé de Marc Grosjean, il n’a pas été sollicité. «Mais ça n’aurait de toute façon pas fonctionné, enchaîne-t-il. Maintenant, je souhaite le meilleur à ce club où j’ai connu de magnifiques années. À ses supporters, ses bénévoles, s’il en reste, à la ville, à la région. J’espère qu’ils parviendront à leurs fins, même si on se rend compte que le foot reste un sport magnifique par son indécision. Vous pouvez avoir six fois le budget de vos adversaires, cela ne vous empêche pas de devoir batailler chaque semaine.»