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Deprez: «J’arrête dans un an et demi »

Deprez: «J’arrête dans un an et demi »

Bon retour, Thierry! Heymans

Son malaise, son retour, son futur, la comparaison avec Jean-Guy Eyckmans. Le T1 de Fize n’élude aucune question. Avec une annonce.

Thierry Deprez, on a craint le pire pour vous le 11 novembre dernier. Après le match face à Rechain, vous avez été victime d’un malaise. Comment allez-vous aujourd’hui?

Ça va mieux, merci. J’ai hâte de retrouver le terrain et de reprendre bientôt le boulot. Je me sens nettement moins fatigué que par le passé. Étais-je trop stressé? D’aucuns l’ont pensé. Moi, je ne sais pas. C’est vrai que je me mets des fois de la pression car j’aime que les choses soient bien faites. Mais j’apprends à relativiser. J’ai aussi appris à écouter les différents signaux que mon corps m’a envoyés.

Qu’est-ce qui s’est passé exactement ce jour-là?

Quand je me suis levé le dimanche, je n’étais déjà pas bien. Comme si j’avais pris une grosse cuite la veille. Je n’avais pas de jambes et mal à l’estomac. Pendant ma théorie, j’ai eu des bouffées de chaleur. Et j’ai dû retourner à la buvette, boire un coca. Ce que je ne fais jamais. Après la rencontre, même impression. J’ai pris l’air, mais de retour à la buvette, j’ai eu une sensation bizarre. La suite? C’est comme si on avait appuyé sur un interrupteur. Je me suis réveillé aux urgences où je ne me rappelais plus de rien.

Avez-vous craint pour votre vie?

Non car j’avais déjà eu des malaises comme ceux-là au mois d’avril. Mais par contre, j’ai bien réfléchi. Et j’ai pris une décision. J’espère que Fize me donnera l’occasion d’encore faire une saison, en 2019-2020, en qualité de T1. Ensuite, j’arrête. Et j’espère que ce sera toujours avec mon fidèle adjoint Oli Parmentier. À 55 ans, ce sera assez. À ce moment-là, je ne quitterai pas le foot. Je compte rester au service de Fize comme membre du comité ou dans une autre fonction que le club aimerait me confier. Vous savez, Fize, c’est ma maison, j’y suis chez moi.

Réenfilerez-vous le costume de T1 dès janvier, comme prévu, à Fize?

Oui, avec plaisir. Je suis certain que physiquement et mentalement, je m’en sens capable. Au point que cette après-midi, j’ai failli aller courir, d’ailleurs (rires). Tout va bien, je vous le garantis.

Vous n’avez pas été vexé que Fize vous invite à prendre du recul après votre malaise?

Avec le recul, je pense que c’était la plus sage décision. Bon, c’est vrai qu’on aurait peut-être pu attendre un jour ou deux en plus, mais c’était plus prudent.

Dimanche, vous êtes revenu voir vos couleurs face à Beaufays (2-0). Qu’en avez-vous pensé?

Fize a fait un match parfait. Un match solidaire avec beaucoup d’engagement. Mes gars m’ont bien plu. C’est ce Fize-là qu’on veut voir.

En quoi le Fize d’Eyckmans est-il différent de celui de Deprez?

Il ne faut pas dissocier les deux. Il n’y a aucune concurrence entre Jean-Guy et moi. On a tous les deux le même objectif: faire progresser le club sportivement. Simplement, par rapport au moment où je suis parti, Jean-Guy a pu compter sur le retour de Ramadani, avec un paquet d’actions décisives à la clé, celui de son fils, tonitruant devant la défense, le retour aux affaires de Gillard, super important, et celui en forme de Dago. Cela va bien m’aider aussi…