BRUXELLES

VIDÉO | «Semaine de la frite»: Patatak, le fritkot qui gastronomise notre frite

Un nouveau fritkot à Buxelles a ouvert ses portes, il y a deux semaines. Son credo ? Conjuguez notre emblème nationale avec du bon et du belge.

Alors que la Wallonie fête la frite cette semaine, un nouveau fritkot vient d’ouvrir ses portes à Saint-Gilles ( Bruxelles). Si Patatak se veut avant tout être un fritkot qui rassemble les amateurs de bintje, il se démarque de ses concurrents grâce à son concept innovant. A sa tête, on retrouve Adrien Dewez, un jeune trentenaire dynamique, historien de formation. C’est l’envie de retrouver les saveurs du dimanche après-midi de chez sa grand-mère qui l’a poussé à devenir «frituriste».

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«Grand amateur de frites, je ne trouvais pas facilement des frites qui me plaisaient. Et c’est ainsi qu’avec un ami, on a imaginé l’idée d’un fritkot où les pommes de terre seraient fraîchement découpées, les sauces préparées avec soin ...Puis un jour j’ai pris mes cliques et mes claques et j’ai quitté mon job pour me lancer. »

 

On sait ce qu’on mange

 

Depuis deux semaines, l’équipe de Patatak découpe donc tous les matins ses frites et a déjà écoulé 800 kilos depuis son ouverture. Outre notre trésor national, on retrouve des produits un peu différents que dans une traditionnelle baraque à frites.

VIDÉO | «Semaine de la frite»: Patatak, le fritkot qui  gastronomise notre frite
Patatak - La friterie concept d'Adrien Dewez © EdA - Jacques Duchateau © EdA - Jacques Duchateau
Ici, pas de mitraillette, poulycroc ou autre viandelle, mais des beinguras (des galettes de légumes cuites dans de l’huile végétale), du fried chicken (un poulet pané aux flocons d’avoine) ou encore des croquettes de Herve qui s’affichent à la carte. En gros, on sait ce qu’on mange et le tout est «made in Belgium». On retrouve aussi des légumes fermentés parce qu’il n’y a pas que des glucides dans la vie.

Et comme Adrien est bien dans son temps, il propose des frites de patates douce cuitent dans une huile végétale. A découvrir dans notre vidéo.

« Le but est d’offrir des produits frais mais aussi issus de nos producteurs locaux. Ainsi nos pommes de terre proviennent d’un agriculteur de Genappe, notre graisse est belge et nos sauces sont maison ou achetées auprès d’un producteur local. Je ne vous dirais que manger chez nous tous les jours est bon pour la santé mais on met toute note énergie pour trouver les meilleurs produits de chez nous. »

Et le concept du local est poussé jusqu’au bout au niveau des boissons. A la carte on retrouve des bières belges mais aussi du vin belge issu du Domaine de Mellemont.

Bref, on l’a compris, la fritkot se gastronomise et se réinvente. D’ailleurs Adrien ne manque pas d’idées pour mettre en valeur notre emblème national. « C’est nouveau, on fait les choses petit à petit et notre offre va évoluer dans les prochains mois.»

Et les prix dans tout ça ? Si pour un petit cornet, vous débourserez 2€ avec sa sauce, il faudra payer un euro de plus pour les patates douces à l’huile végétale: 3 euros.

Infos: Parvis Saint-Gilles, 31. Le site internet de Patatak

 

La «Semaine de la frite»

C’est la «Semaine de la frite» en Wallonie du 3 au 9 décembre. Il s’agit de mettre en valeur le travail des professionnels qui utilisent des pommes de terre fraîches wallonnes pour préparer leurs frites. La pomme de terre étant un secteur économique important en Wallonie: elle représente 45.000 hectares de culture pour une production annuelle de 2 à 2,5 millions de tonnes et plus de 500 producteurs professionnels. La Belgique, elle, est devenue récemment le premier exportateur mondial de produits à base de pomme de terre: les frites belges se vendent dans plus de 150 pays et la valeur des exportations atteindra prochainement 2 milliards d’euros par an.