BELGIQUE

Cinq infos sur la fortune d’Albert Frère

Cinq infos sur la fortune d’Albert Frère

REPORTERS

Albert Frère, décédé aujourd’hui l’âge de 92 ans, était le Belge le plus riche du monde. Voici cinq informations sur l’homme et sa colossale fortune.

5,8 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros)

La fortune d’Albert Frère est estimée à 5,8 milliards de dollars par le magazine spécialisé Forbes, dans son classement des plus grosses fortunes de la planète.

Au début de l’année, lors de la publication du classement, la fortune de l’homme d’affaires était estimée à 6,2 milliards de dollars.

Il se classait alors 281e homme le plus riche du globe (286e aujourd’hui, avec la dernière mise à jour du classement).

Le Belge le plus riche du monde

Albert Frère faisait partie des deux seules personnalités du pays dans le classement de Forbes, avec Patok Chodiev, milliardaire originaire d’Ouzbékistan. À titre de comparaison, Chodiev n’est que 1157e du classement, avec une fortune de 2,1 milliards de dollars.

Albert Frère vivait dans la commune de Gerpinnes, à Loverval précisément, où sa propriété ne passe pas inaperçue. On le présentait comme attaché à sa région, même s’il était aussi décrit comme le plus français des hommes d’affaires belges, à cause de sa participation dans des entreprises de l’Hexagone.

À la tête de la sidérurgie wallonne

Le «self-made-man» carolorégien a bâti sa fortune au départ de l’entreprise familiale, qui fabrique des clous et des articles de ferronnerie. Il exprime ses talents commerciaux et se lance rapidement dans l’exportation.

En 1954, alors qu’il n’a pas encore 30 ans, Albert Frère devient «maître de forges» en rachetant au groupe luxembourgeois Arbed, les Laminoirs du Ruau, à Monceau-sur-Sambre (Charleroi). Cette première acquisition dans le «Pays Noir» sera suivie d’autres, à la fin des années ‘60 et au début des années ‘70 (Hainaut-Sambre, Thy-Marcinelle, La Providence, etc.), permettant bientôt à Albert Frère de régner sur le bassin sidérurgique carolorégien.

En 1980, c’est la décision de fusion, jusque-là impensable, entre Hainaut-Sambre et Cockerill, entre les bassins de Charleroi et de Liège, qui donne naissance à Cockerill-Sambre. Albert Frère en devient administrateur délégué, ce qui le propulse à la tête de la sidérurgie wallonne.

La finance ensuite

Après ce passage dans la sidérurgie, et la revente de ses parts à l’état belge, Albert Frère devient plutôt l’homme d’affaires actif dans la finance.

Il investit et s’investit dans différents holdings: Pargesa, en partenariat avec l’homme d’affaires canadien Paul Desmarais; GBL, qui est devenu l’un des plus importants holdings de participations d’Europe; Raspail, avec lequel Albert Frère et le milliardaire français Bernard Arnault (LVMH), ont acquis des vignobles bordelais; CNP, la Compagnie nationale à portefeuille; ou encore Frère-Bourgeois, le holding familial où siègent de nombreux membres de sa famille.

Un nom dans de nombreuses entreprises

Actionnaire de nombreuses sociétés, Albert Frère les a dirigées ou y a siégé au conseil d’administration.

Parmi la galaxie d’entreprises où figurait le nom d’Albert Frère on retrouve notamment Pétrofina, Electrafina, Herbe, Fibelpar, GDF Suez, LVMH, Pernod Ricard, Power Corporation du Canada, Audiofina, Compagnie Luxemburgeoise de Télédiffusion, Bertelsmann, Parfinance, Coparex et Soparinvest, l’aéroport de Charleroi, la Sabena, GB-Inno-BM, Royale Vendôme, Siemens, l’éditeur Dupuis, Donnay, etc. La liste est longue.