LIÈGE

Ne dites plus «Publifin», mais «Enodia»: 3 choses à retenir de la dernière AG de l’intercommunale liégeoise

L’assemblée générale de Publifin a approuvé le changement de nom de l’intercommunale et est revenue sur le sort des Éditions de l’Avenir.

En l’absence, remarquée, de la présidente du conseil d’administration, Stéphanie De Simone, et de son vice-président démissionnaire, Josly Piette, c’est le socialiste Hassan Bousette, en qualité d’administrateur le plus âgé présent, qui a présidé l’assemblée.

1 – Publifin devient Enodia

C’est désormais chose faite: l’assemblée générale de Publifin a acté vendredi soir le changement de nom de l’intercommunale liégeoise. Ne dites plus «Publifin», mais bien «Énodia».

Ce changement de nom a été approuvé par 68,50% contre 20,79% et 10,71% d’abstentions. Plusieurs opposants à ce changement ont notamment pointé du doigt le coût qu’une telle opération allait engendrer. Une remarque qui n’a pas reçu de réponse en séance, mais qui devrait en recevoir une dans le PV de la réunion…

Mesure avant tout cosmétique, elle a surtout pour but de tourner la page de la fameuse «affaire Publifin».

2 – Le plan de développement approuvé à 67%

Adopté par 67,81% contre 21,27 et 10,92% d’abstention, le plan de développement faisant suite à l’évaluation du plan stratégique 2017-2019 a accaparé une bonne partie de la réunion.

L’occasion pour les communes de faire valoir certaines doléances. Ainsi la ville de Waremme a sollicité de Resa un plan d’investissements afin de doter le réseau hesbignon d’une qualité supérieure qui puisse assurer la production d’électricité de façon pérenne.

Par la voix de Julien Vandeburie, futur administrateur Ecolo d’Enodia, les conseillers provinciaux verts se sont opposés à ce plan stratégique, dénonçant la complexification des structures avec la création de filiales NewCo 1 et NewCo2, via Nethys et imposées à Enodia, la première ayant pour administrateur-délégué Stéphane Moreau et la seconde disposant d’un CA piloté par le même Stéphane Moreau.

Plusieurs actionnaires ont également sollicité du CA d’Enodia la redéfinition du périmètre d’activités de Nethys promise depuis 6 mois.

3 – Quid des Éditions de l’Avenir?

Des nombreuses questions posées sur le sujet et des réponses formulées, il ressort que la situation reste actuellement complexe. De nombreux actionnaires ont d’ailleurs fustigé la décision de Nethys de procéder à une restructuration au sein des Editions de l’Avenir sans que celle-ci ne soit avalisée par le CA de Publifin. Cette décision est actuellement analysée par la Région wallonne, les services juridiques vérifiant sa validité.

Les conseillers provinciaux Ecolo ont également souligné que Publifin était actionnaire unique de Nethys et devait assumer ses responsabilités. Ils demandent que soit mise en place une nouvelle structure opérationnelle et organisationnelle, structure qui conditionnera le pré-accord social intervenu vendredi entre la direction des EDA et les syndicats.

Les écologistes estiment qu’un portage pourrait constituer une phase intermédiaire temporaire le temps que les négociations avec IPM, pour le rachat des EDA, aboutissent.

Hassan Bousetta, qui présidait la séance, a assuré que le CA allait rapidement se saisir du dossier, l’audition de Jos Donvil, patron des EdA prévue ce vendredi, ayant été reportée.

Le conseil d’administration de Publifin se réunira à nouveau mardi, au complet cette fois, et débattra, notamment, des ÉdA ou au moins des motions, provinciale notamment, qui s’y rapportent.

Pas de quorum au CA

Présents en fin d’après-midi pour assister à leur premier CA, les trois nouveaux administrateurs n’ont finalement pu être officiellement installés. La faute à l’absence de quorum, suite à la non-présence de plusieurs administrateurs, dont les président et vice-président…