COMMENTAIRE

L’heure des questions « existentielles »

Chaque vendredi, Daniel Jonette, chef des sports de l'Avenir Luxembourg, commente l'actualité sportive.

Ah, le foot! Et toutes les émotions qu’il suscite ou les interrogations qu’il soulève. D’ordre tactique, physique, technique, financier ou encore judiciaire comme c’est le cas fréquemment ces derniers temps.

Mais il y en a d’autres, de ces interrogations, bien plus existentielles, et qu’on évoque moins souvent. On a essayé d’en recenser quelques-unes dans les lignes qui suivent.

– Si les trois quarts des défaites sont justifiés par un «manque d’envie», ne devrait-on pas en déduire que la majorité des victoires résulte alors d’une motivation plus élevée plutôt qu’une «bonne organisation» ou le «respect des consignes» comme on l’entend souvent à l’heure des analyses?

– Pourquoi les perdants répètent-ils beaucoup plus souvent que les vainqueurs que ce sont de «petits détails qui ont fait la différence»?

– Si un grand nombre d’entraîneurs ou joueurs répètent fréquemment qu’à «ce niveau, toutes les erreurs se paient cash» dès qu’ils gravissent un échelon, quel qu’il soit, doit-on dès lors penser qu’il n’y a qu’au plus bas échelon, la P3 donc, où elles ne se paient pas au grand comptant?

– Pourquoi certains se sentent-ils obligés de dire que ce n’est pas dans leurs habitudes de critiquer les arbitres à chaque fois qu’ils émettent des reproches sur les décisions arbitrales?

– Pourquoi, désormais, un grand nombre de tireurs de coups de pied arrêtés, entament-ils leur élan par une série de petits pas saccadés?

– Faut-il vraiment parler d’euphorie de la montée pour justifier le bon parcours d’un néo-promu si, dans le même temps, les autres promus de la série se débattent en bas de classement?

– Et surtout, est-il vraiment obligatoire désormais d’arborer un plusieurs tatouages lorsqu’on est footballeur professionnel?