EMPLOI

Ikea Belgique se réorganise: jusqu’à 120 emplois menacés au siège de Zaventem

Ikea Belgique se réorganise: jusqu’à 120 emplois menacés au siège de Zaventem

Jusqu’à 7.500 postes pourraient être supprimés au niveau mondial. BELGA (ARCHIVES)

La filiale belge de la chaîne d’ameublement Ikea a annoncé mercredi une réorganisation pouvant mener à la suppression de 100 à 120 emplois.

Les postes impliqués par la manœuvre sont situés au siège central à Zaventem et dans les départements ressources humaines de la filiale, qui emploie plus de 3.500 personnes en Belgique.

La maison mère de la société suédoise entend «ajuster sa configuration organisationnelle» sur une trentaine de marchés, pouvant aboutir à la suppression de 7.500 postes de par le monde. «Cette annonce […] entre dans le cadre de la transformation mondiale envisagée afin d’être plus pratique et abordable pour un plus grand nombre de personnes. Le groupe vise à intensifier ses investissements dans les magasins et centres de logistique Ikea existants ou à venir, en développant des magasins concepts en centre-ville et en se concentrant sur sa plate-forme de commerce en ligne, afin de mieux répondre aux besoins des clients», indique Ikea dans un communiqué.

Compte tenu de l’évolution vers le numérique, 11.500 nouveaux emplois pourraient être créés au cours des deux prochaines années à l’échelle mondiale grâce à l’ouverture d’une trentaine de points de contact Ikea, à des investissements dans le réseau de distribution et aux opportunités digitales.

L’organisation sera fortement touchée en Belgique

«Nous ne nous attendions pas à ce qu’une telle entreprise florissante mènerait une telle restructuration. Cette restructuration mondiale affecte particulièrement le fonctionnement du siège central et des services RH dans les magasins en Belgique. Il est question de la suppression de près de la moitié du personnel», a réagi la secrétaire syndicale Myriam Nevelsteen (LBC) à la suite de l’annonce de la restructuration chez Ikea.

«Actuellement, 255 personnes travaillent au siège central de Zaventem. Les services RH dans les cinq magasins belges emploient de 35 à 40 personnes. On évoque la suppression de 100 à 120 emplois dans les deux unités soit près de la moitié des effectifs. C’est assez incroyable», explique-t-elle.

Tout comme son collègue du syndicat socialiste BBTK, Benny Willems, la syndicaliste espère recevoir plus d’informations lors du prochain conseil d’entreprise prévu lundi.

Le responsable syndical socialiste Benny Willems déplore le fait «qu’une entreprise réalisant 10 milliards d’euros de bénéfices par procède à une telle vague de licenciements».