Pacte de l’Onu sur les migrations: «On ne peut se laisser guider par l’extrême-droite» avertit Alexander De Croo

Pacte de l’Onu sur les migrations: «On ne peut se laisser guider par l’extrême-droite» avertit Alexander De Croo

Alexander De Croo BELGA

Le vice-premier ministre Open Vld et ministre de la Coopération, Alexander De Croo, ne veut pas que la Belgique se laisse guider par l’extrême-droite dans le dossier du Pacte des Nations-Unies sur les migrations. Il a appelé lundi chacun à «garder la tête froide».

Ce texte est le fruit d’un processus de deux ans. Au mois de septembre, la Belgique par la voix du Premier ministre, Charles Michel, s’est engagée à la tribune des Nations-Unies à approuver ce Pacte. Depuis lors, la N-VA cale net. Elle juge ce document «très problématique» et estime que son contenu va à l’encontre de la politique menée par le gouvernement.

Le pacte ne changera pas la façon dont la Belgique mène sa politique migratoire, a répété lundi M. De Croo sur le plateau de la VRT. Son apport réside dans le principe de la coopération entre États pour appréhender les phénomènes migratoires.

«Il n’est pas un pays dans le monde qui peut appréhender seul la problématique de l’asile et de la migration», a-t-il ajouté, en insistant sur la «coopération» comme «juste politique».

«Pendant les deux dernières années, on travaillé ensemble, au sein du gouvernement, à ce texte. En septembre, aux Nations-Unies, le Premier ministre a dit que l’on allait l’approuver, au nom du gouvernement. Par rapport à septembre, rien n’a changé: le texte est le même et les partis qui sont au gouvernement sont les mêmes. La seule chose qui a changé, c’est l’extrême-droite qui, partout en Europe, essaie d’utiliser ce texte. La question qui se pose c’est de savoir si c’est l’extrême-droite qui va déterminer notre politique d’asile et de migration ou le fait que des États disent, pour la première fois, qu’ils vont coopérer», a souligné M. De Croo.

En visite à Bruxelles, le président français Emmanuel Macron a exprimé le soutien de la France au Pacte onusien et mis en garde contre les «contre-vérités» qui circulent à propos du texte.

D’autres pays européens ont en revanche annoncé qu’ils n’approuveraient pas le Pacte, dont l’Autriche, la Hongrie et la République tchèque.