RALLYE D’AUSTRALIE

Neuville dans une situation «très frustrante»

Neuville dans une situation «très frustrante»

Hyundai Motorsport

Après avoir perdu du temps vendredi, Neuville ouvrait quasi la route cette nuit: tout sauf une bonne chose dans l’optique du titre…

Retardé vendredi par une crevaison du pneu arrière gauche à la réception d’un saut, qui entraîna la sortie du pneu de la jante et une perte de contrôle, Thierry Neuville n’avait évidemment pas vécu une entame d’hostilités idéale dans sa quête de titre en Australie. Car le pilote Hyundai avait perdu là un temps précieux dans son assaut sur Sébastien Ogier (Ford) qu’il doit absolument devancer de 4 points pour être titré.

Quand il entamait la 2e étape, samedi en Australie, hier soir en Belgique (pour rappel, dix heures de décalage), Neuville pointait à la 10e place, à 33.7 secondes de Ogier et à 55 secondes de l’Estonien Tanak (Toyota), le 3e prétendant au titre des pilotes. Autant dire que les choses étaient mal engagées.

«Je n’ai pas eu de chance avec ce pneu crevé et déjanté, mais bon, je vais continuer à pousser jusqu’à la fin du rallye. On verra bien ce qui se passera», tentait de relativiser le Saint-Vithois.

Bien aidé par une politique d’équipe (Malcolm Wilson, team manager de M-Sport ordonnant à Evans et Suninen de laisser passer leur leader au classement), Ogier était sur du velours, alors.

Tanak en tête, Ogier champion virtuel

Deuxième à passer en spéciales derrière… le Namurois (Yvoir) Jourdan Serderidis (Ford, copiloté par Lara Vanneste), soit un gros inconvénient, Neuville a donc entamé la 2e étape (la nuit passée), bien décidé à tout faire pour rester en course pour le titre. Mais…

«En ouvrant quasi la route, il n’y a rien à faire, déplorait-il après deux spéciales (et déjà une frayeur au moins). C’est très frustrant, mais franchement, je fais le maximum».

Une casse de triangle de suspension n’allait pas faciliter son challenge gigantesque… désormais, Thierry n’étant «que» 8e du classement général soit le 3e des candidats au titre au terme de la 2e étape.

«En partant deuxième sur la route ici (en Australie), vous savez que ce sera difficile, expliquait le pilote Hyundai en fin de journée. Nous devions essayer de tout donner pour minimiser les pertes de temps, et n l’a fait. On ne pouvait pas faire plus. Malgré les conditions glissantes, nous avons fait une course raisonnable tout bien considéré. Il y a eu des moments chauds, bien sûr, notamment lorsque nous avons cassé le triangle arrière après avoir coupé une corde, mais nous avons pu résoudre ce problème. Nous sommes huitièmes, mais nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à tout donner, de nous concentrer sur notre conduite en gardant un œil sur ce qui se passe devant (au classement) au cas où quelqu’un rencontrerait un problème quelconque. C’est une situation frustrante, mais ce n’est pas fini. On se battra jusqu’au bout».

Obligé de gagner (voire de quasiment réaliser le meilleur temps de la Power Stage finale, dimanche), l’Estonien Ott Tänak (Toyota) occupe la tête du rallye avant la dernière journée (84 km en 6ES de 20h53 à 03h18 la nuit prochaine belge) tandis que le leader du championnat, le Français Sébastien Ogier (M-Sport Ford) occupe une suffisante 6e place pour être à nouveau sacré (ce serait son 6e titre consécutif).

Au classement des constructeurs, Toyota est bien parti pour décrocher son quatrième titre, le premier depuis 1999.

Le classement après la 2e journée (samedi): 1. Tänak-Järveoja (Est/Toyota Yaris) 2 h 07:52.0 2. Latvala-Anttila (Fin/Toyota Yaris) à 21.9 3. Paddon-Marshall (N-Z-G-B/Hyundai i20) 26.3 4. Ostberg-Eriksen (Nor/Citroën C3) 46.6 5. Lappi-Ferm (Fin/Toyota Yaris) 50.4 6. Ogier-Ingrassia (Fra/Ford Fiesta) à 1:44.8 7. Evans-Barritt (G-B/Ford Fiesta) 2:04.6 8. Neuville-Gilsoul (Bel/Hyundai i20) 2:35.29. Suninen-Markkula (Fin/Ford Fiesta) 2:49.0 10. Breen-Martin (Irl-G-B/Citroën C3) 6:26.8