Pierre Deblocq claque la porte du cdH!

Ce sourire, M. Deblocq ne le fera plus apparaître sur les affiches du cdH. Com.

Brigitte Aubert a refusé un échevinat au Dr Deblocq avant de lui confier la présidence du CPAS… pour mieux la lui retirer dès le lendemain!

Le Dr Pierre Deblocq fait partie de ces locomotives du cdH mouscronnois. Il rapportait des voix mais ne se contentait «que» d’être conseiller en s’impliquant dans sa profession de médecin.

Au cas où il ferait encore un excellent score – pourquoi en aurait-il été autrement, cette année?, il s’était préparé à s’investir davantage et avait donc déjà engagé une stagiaire. «J’ai organisé deux sessions pour se préparer en compagnie du Dr Verhelle, le mari de Brigitte Aubert. La bourgmestre savait donc que j’étais prêt…»

«J’ai été président du CPAS durant une nuit!»

Le 14 octobre se vit et Pierre Deblocq fait le carton qu’on pouvait imaginer en recueillant 1161 voix. «Le 6 novembre, la bourgmestre me convoque à une première entrevue. Elle me demande ce que je souhaite. En étant dans la médecine, j’estimais que l’échevinat des Affaires sociales me revenait. Je l’espérais. La bourgmestre me dit que ce n’est pas possible, que c’est déjà octroyé à Didier Mispelaere ayant fait 380 voix de moins que moi…» Soit. Brigitte Aubert propose à M. Deblocq la présidence du CPAS. «Je l’accepte mais, dès le lendemain matin, on me demande de me retirer pour laisser la place à Benoît Segard (NDLR: M. Deblocq a fait deux voix de plus que M. Segard). J’ai été le président du CPAS le plus éphémère qui puisse exister: durant une nuit!»

L’homme mi-déçu mi-en colère du comportement de la bourgmestre préfère démissionner de tout. Il ne faut plus lui parler du cdH. Il affirme même ne plus vouloir mettre un pied lors du dernier conseil communal prévu ce lundi soir avant l’installation de la nouvelle mouture, le mois prochain.

Ils dénoncent le comportement de Brigitte Aubert

Que Marc Castel ayant une autre couleur politique remette en question – comme Écolo plus tôt – la manière dont la composition du collège communal décidée quasiment en solitaire par Brigitte Aubert est une chose mais qu’un propre membre du parti humaniste dénonce aussi ce qui semble être un comportement monocratique de la bourgmestre en est une autre. Et la démocratie dans tout cela? «La bourgmestre a décidé de tout sans concertation avec les gens. C’est le nœud du problème. Il y avait une bonne ambiance au cdH avant les élections et il aurait donc été très simple de mettre tout le monde autour de la table, une fois les résultats connus. J’espère vraiment qu’elle changera de fusil d’épaule…», souffle notre interlocuteur.