Le jogging, comme une boîte de chocolats

Céline Fey, sur le podium des dames du Challenge, s’est découvert un métier: la chocolaterie et la pâtisserie, grâce à la course à pied.

Sportive depuis son enfance, notamment de l’équitation qu’elle pratique depuis plus de dix ans (membre de la Cavalie Saint-Martin d’Henri-Chapelle, elle sort aussi les dimanches matin), Céline Fey n’a découvert l’univers de la course à pied qu’il y a deux ans, via son papa (coureur depuis trois décennies).

«Je suis d’un naturel stressée et, outre l’équitation, je ne pratiquais aucun sport. Mon père m’a initiée à la course, un bon moyen pour se défouler. Depuis, je cours deux à trois fois par semaine.»

En 2017, la jeune fille concluait son premier Challenge à la seconde place des espoirs filles. Majeure, elle débarquait donc, en janvier dernier, chez les dames. Mais sans aucune pression, sans un vrai objectif préalablement défini. «D’autant que j’ai eu une tendinite du fascia lata entre juillet et septembre, à la suite du trail du dragon de Membach (l’année passée j’avais été freinée par une fracture de la clavicule). En cours de saison, je ne croyais pas à un podium en dames, mais finalement j’y suis. J’aime me donner à fond (sans pour autant avoir des entraînements spécifiques) et les distances du Challenge me conviennent bien, surtout pour améliorer la vitesse. Déjà inscrite pour 2019, on va essayer de rester dans les cinq premières places. Et j’aimerais faire un semi-marathon l’an prochain, on verra. Cette année, j’ai déjà fait les 15 km de Liège.»

Un hérisson qui aime le chocolat…

Le premier avril dernier, une date que n’oubliera pas la Welkenraedtoise Céline Fey. Alors qu’on pense au poisson, elle se dirige vers le hérisson, à Fourons. Inscrite sur le 11 km, elle remporte la course en moins de 59 minutes. Un résultat… qui a changé sa vie! «En cours d’année scolaire 2017-2018, j’étais en première pour devenir institutrice primaire. Mais j’ai changé ma voie pour me diriger vers la boulangerie, la pâtisserie et l’univers du chocolat. Lors du trail du hérisson, j’ai remporté des pralines qui venaient du chocolatier Didier Smeets, à Berneau (Dalhem). Je ne le connaissais pas, mais comme je voulais changer d’études je suis allé le trouver. Il travaille pas loin de chez moi, il cherchait des apprentis… Et depuis je suis en apprentissage chez lui! J’y travaille du mercredi au samedi matin, l’équipe est très sympa avec moi et tout se passe super bien», conclut la jeune fille.

Comme quoi, Forrest Gump l’ignorait sans doute mais un podium sur une course à pied, c’est aussi comme une boîte de chocolats: on ne sait jamais sur quelle surprise on va tomber. Ni quel changement de vie elle va apporter.