BELGIQUE

Le parcours d’intégration wallon approuvé par le parlement régional

Le parcours d’intégration wallon approuvé par le parlement régional

Alda Greoli BELGA

Le Parlement de Wallonie a approuvé à l’unanimité, mercredi, le projet de décret sur l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère, défendu par la ministre wallonne de l’Action sociale, Alda Greoli (cdH).

Ce texte vise notamment à renforcer les dispositifs du parcours d’intégration afin d’en amplifier les effets et le nombre de bénéficiaires. Huit millions d’euros supplémentaires lui seront affectés, portant son budget à près de 23 millions en 2019.

Concrètement, le renforcement du parcours d’intégration des primo-arrivants passe notamment par une augmentation substantielle du nombre d’heures de formation en langue française (de 120 à 400 heures). Quant au nombre d’heures de formation à la citoyenneté, il passe, lui, de 20 à 60 heures tandis que la liste des dispenses a été revue.

«Le parcours d’accueil instauré en 2014 est devenu un vrai parcours d’intégration», s’est félicité Alda Greoli. «La Wallonie permet ainsi à chaque individu d’acquérir les aptitudes nécessaires en langue française ainsi qu’une connaissance de la société wallonne, belge et européenne, augmentant ses chances de participer au fonctionnement de notre société», a-t-elle ajouté en soulignant que «l’intégration des personnes étrangères est non seulement une priorité sociale et humaine mais également économique».

«Dans un souci d’égalité des chances, il est en effet essentiel de pouvoir leur garantir les mêmes droits et obligations qu’à tout autre citoyen. Leur permettre de trouver un logement, d’accéder à un emploi, de suivre le parcours et la vie scolaire de leurs enfants, de faire des études est une question de bon sens mais surtout d’humanité, de respect et de dignité», a encore estimé la ministre.

Actuellement, plus de 3 000 personnes – dont la moitié est volontaire – fréquentent chaque année le parcours d’intégration. Les mesures approuvées ce mercredi par le parlement wallon visent à y faire entrer jusqu’à 1 500 personnes supplémentaires.