TOURNAI

La balle perdue d’un chasseur explose une brique de façade à Gaurain-Ramecroix

Dimanche, une balle tirée par un chasseur a frappé la façade d’une maison à Gaurain, brisant une brique et endommageant la corniche. Une maison voisine a aussi été touchée.

Dimanche, un peu après midi, un habitant de la Grand-route à Gaurain a failli avaler son apéro de travers en entendant le bruit d’un coup violent sur la façade arrière de son habitation. De sa terrasse, il devait constater qu’une brique située à l’angle de la façade et du pignon avait littéralement explosé sur près de la moitié de sa longueur. La corniche et la descente d’eau étaient en outre tordues et trouées.

Dans la mesure où des coups de feu provenant du «bois du CPAS» (situé à la limite de Gaurain et de Barry) retentissaient depuis le matin, il n’a pas fallu longtemps pour comprendre que c’est en réalité une balle qui avait touché la façade.

Une balle et non pas de la simple chevrotine qui n’aurait pas occasionné autant de dégâts. La confirmation est d’ailleurs venue peu après, le chasseur responsable du tir - un Bruxellois venu tirer le chevreuil en Wapi en cette journée dominicale- s’est présenté auprès du propriétaire pour préciser qu’il était bien l’auteur du tir destructeur.

Ce dernier ne pouvait expliquer pourquoi ni comment ce projectile avait frappé une habitation qui n’était évidemment pas visée.

Les deux hommes se sont arrangés à l’amiable mais le propriétaire tient tout de même à attirer l’attention sur les dangers que peut représenter la pratique de la chasse dans une parcelle boisée située aussi près d’axes routiers et d’habitations. Surtout avec des armes aussi puissantes que celles utilisées pour tuer du gros gibier (même s’il existe en ce domaine des alternatives moins «dangereuses» comme le recours à des balles de type Brenneke, par exemple, pouvant être utilisées dans un fusil de chasse classique).

D’autant que, dans le cas d’espèce, l’examen de la façade de la maison voisine, permet de penser que la balle perdue a, ici aussi, également occasionné des dégâts à la corniche. Dans la mesure où elle n’a pas (encore) été retrouvée, on ignore d’ailleurs où cette balle a bien pu terminer sa course folle.

L’inquiétude dans le quartier, et plus particulièrement dans les habitations jouxtant ce bois longé par la rue de Jonquerelle, est d’autant plus légitime que de nombreux enfants vivent dans ce quartier et se plaisent à jouer en plein air dès que la météo se veut clémente, comme c’était le cas ce week-end.

Faudra-t-il les doter d’un gilet pare-balles pour assurer leur sécurité ou leur interdire de sortir en période de chasse?