Le Villersois Debaty éblouit Anderlecht

Debaty sort face à Dimata. La classe… BELGA

Le gardien de Waasland-Beveren a disputé le 2e match de sa carrière en D1A. Et a impressionné face aux Mauves. La classe.

Il y avait le 12 février 2018 et ce déplacement de l’Antwerp à Courtrai (4-0) qui avait marqué ses débuts professionnels en D1A. Il y aura désormais le 4 novembre 2018 et cette venue d’Anderlecht à Waasland-Beveren. Et de deux donc pour le Villersois Kevin Debaty. L’ancien portier d’Eupen a disputé hier soir sa deuxième rencontre au plus haut niveau du football belge. «Et j’ai pris mon pied» rigole-t-il, disponible après la rencontre, comme toujours à son image.

Disponible et aussi brillant face à l’ogre mauve. Car si les coéquipiers de Dimata l’ont emporté au pays de Waes sur le score de 1-2, le Villersois a montré tout son talent. « Je pense en effet avoir fait un bon match, sourit-il. Je ne sais pas faire grand-chose sur les deux buts avec ce penalty que j’effleure et que j’aurais peut-être pu aller chercher. Puis, sur le 0-2, je dois faire face à deux Mauves qui ne m’ont pas fait de cadeau. Mais entre les coups, j’ai sorti quelques belles interventions, je pense, pour éviter une défaite plus lourde qu’on ne mérite pas. On aurait franchement pu faire quelque chose contre cet Anderlecht-là, mais je pense qu’on s’est réveillé trop tard. » Entre les coups, le sympathique Villersois a sorti quelques beaux arrêts devant ses parents, ses beaux-parents, sa femme et sa future fille. Lui qui sera papa dans quelques semaines. Dont une frappe de Bakkali, deux autres tirs alors qu’il avait la vue masquée dégagés du bout du pied et une sortie aérienne en fin de rencontre.

Bref, Debaty a géré et montré à son employeur, rejoint l’été dernier en droite ligne de l’Antwerp, qu’il pouvait plus que jamais compter sur lui derrière Davy Roef. «Je sais que je joue uniquement parce que Davy ne pouvait pas jouer vu qu’Anderlecht est toujours son employeur, commente Kevin. Mais j’ai tenté de montrer qu’on pouvait compter sur moi au cas où. Après, voilà, le club fera ce qu’il veut… Et si je dois retourner sur le banc, ce qui est plus que probable, pas de souci pour moi. Je le ferais comme je l’ai toujours fait en bossant derrière au cas où… Le club sait qu’il peut compter sur moi en cas de besoin… Je ne me suis pas mis la pression toute la semaine et ce n’est pas maintenant que ça va commencer (rires).»

Grosse émotion en attendant en fin de match pour Kevin quand l’adrénaline est retombée. «Bah oui, c’est un rêve de gosse qui s’est réalisé une fois de plus, dit-il. On se bat pour ça toute sa carrière. Puis, quand ça arrive, on profite. Surtout qu’ici, je n’avais plus joué de match officiel depuis 8 mois. Cela fait du bien… Surtout quand vos coéquipiers vous félicitent après la rencontre…»

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Debaty, sauf blessure ou malheur, est déjà sûr de jouer un autre match: le retour à Anderlecht que Roef ne pourra de nouveau pas jouer contractuellement le 27 décembre prochain. Il voit désormais la vie en mauve…