MÉDIAS

Nethys répond à IPM: «L’Avenir n’est pas à vendre»

Nethys répond à IPM: «L’Avenir n’est pas à vendre»

Le siège central de L’Avenir à Bouge. © EdA - Jacques Duchateau

La sortie du patron d’IPM (La Dernière Heure, La Libre Belgique) n’est pas passée inaperçue. Nethys, propriétaire des Éditions de L’Avenir, réagit.

Dans une interview parue dans ses journaux, François Le Hodey, le patron d’IPM, affirme son intérêt pour les Éditions de L’Avenir (L’Avenir, Lavenir.net, Le JDE). «IPM propose de racheter ‘L’Avenir’ sans licenciement collectif. Si nous pouvons racheter le journal, nous arrêtons le plan Renault», assure-t-il, alors qu’un plan de retructuration a été annoncé dans notre société la semaine passée. Pour rappel, la direction des ÉdA a annoncé son intention de se séparer de 60 équivalents temps plein sur les 250 que compte notre entreprise.

Nethys a réagi en fin de journée: «L’Avenir n’est pas à vendre». Le groupe qui a racheté les ÉdA aux Flamands de Mediahuis en 2014 fait part de son «étonnement tant par la méthode utilisée - un article dans ses propres titres de presse -, que dans la mesure où elle émane d’un groupe qui est lui-même dans une situation financière délicate depuis de nombreuses années.»

Jos Donvil, administrateur-délégué des ÉdA, déplore par ailleurs le timing de cette sortie et y voit un moyen «de perturber des négociations délicates.» «Dans un contexte difficile pour la presse en général, cette annonce nuit grandement aux Editions de l’Avenir, à ses travailleurs et porte atteinte au pluralisme de la presse belge francophone», ajoute-t-il.

Présentant un graphique sur des chiffres de 2007 (année de notre dernier plan de restructuration), le communiqué soutient que «les Editions de l’Avenir sont le seul groupe à avoir continuellement augmenté son personnel alors que tous les autres groupes de presse le diminuaient.»

Le texte confirme par ailleurs la volonté d’intégrer davantage les ÉdA dans le pôle télécommunications et médias de Nethys, qui comprend aussi l’opérateur VOO.

Le «plan de transformation et de croissance» s’annonce «humainement difficile mais hautement important pour assurer la pérennité d’un média centenaire et l’aider ainsi à réussir son virage vers le numérique», peut-on encore lire.

Le communiqué complet de Nethys

Nethys s’étonne de la proposition de rachat de L’Avenir par IPM, tant par la méthode utilisée - un article dans ses propres titres de presse - ,que dans la mesure où elle émane d’un groupe qui est lui-même dans une situation financière délicate depuis de nombreuses années. De surcroit Monsieur Jos Donvil, Administrateur-délégué de l’Avenir, fait remarquer que le timing choisi pour cette annonce de rachat, coïncide curieusement avec l’annonce par le Groupe Nethys d’un plan de transformation des Editions de l’Avenir, ce qui ne peut avoir pour but que de perturber des négociations délicates. Dans un contexte difficile pour la presse en général, cette annonce nuit grandement aux Editions de l’Avenir, à ses travailleurs et porte atteinte au pluralisme de la presse belge francophone.

Un plan de redressement du quotidien L’Avenir, soutenu à l’unanimité par le Conseil d’Administration de Nethys et par celui des Editions de L’Avenir, a été lancé la semaine dernière. Il prévoit un volet social malheureusement indispensable, puisque à l’heure actuelle les Editions de l’Avenir sont le seul groupe à avoir continuellement augmenté son personnel alors que tous les autres groupes de presse le diminuaient (voir graphique).

Le plan comporte aussi le développement de synergies importantes en intégrant le journal au sein du pôle télécommunications et médias de Nethys, ce qui lui permettra de renouer avec des résultats positifs à brève échéance.

L’Administrateur-délégué de l’Avenir et son équipe ont pour mandat de réaliser un plan de transformation et de croissance, humainement difficile mais hautement important pour assurer la pérennité d’un média centenaire et l’aider ainsi à réussir son virage vers le numérique.

En conclusion, Nethys tient à préciser que L’Avenir n’est pas à vendre.