MONS

«Grosse conne»: l’insulte du candidat PS envers Opaline Meunier passe très mal à Mons

«Grosse conne»: l’insulte du candidat PS envers Opaline Meunier passe très mal à Mons

Opaline Meunier à Mons Reporters/DEHEZ

C’est une nouvelle fois sur les réseaux sociaux que le dérapage a eu lieu, un candidat de la liste PS à Mons s’en prenant à la 2e candidate de Mons en Mieux. Georges-Louis Bouchez exige des excuses, Nicolas Martin aussi.

À chaque semaine sa polémique sur les réseaux sociaux.Il y a eu l’affaire des publications racistes partagées par des élus MR à Soignies vendredi dernier, qui a entraîné la mort du pacte de majorité PS-MR dans cette commune.

À Mons, c’est un candidat socialiste qui s’illustre. Et si son geste n’aura pas de grosses conséquences sur la politique montoise, il n’en reste pas moins pathétique.

Samedi dernier, il partageait sur sa page Facebook un article de presse consacré à Opaline Meunier, et qui revenait sur les choix qu’elle aurait à poser en matière d’apparentement pour siéger éventuellement dans une intercommunale ou autre assemblée requérant des mandataires publics.

Laurent Grad, 37e de la liste PS et non élu ce 14 octobre, commentait l’article d’un bref et lapidaire «quelle grosse conne».

Des excuses, voire des sanctions

La publication est remontée ce jour à la tête de liste de Mons en Mieux Georges-Louis Bouchez, qui n’a pas manqué de faire part de son indignation. «Il est inacceptable de sombrer dans l’insulte à l’égard d’un contradicteur politique. Ce n’est pas la première fois que nous sommes la cible d’insultes, parfois même au conseil communal, ce qui ne peut en aucun cas être toléré», affirme-t-il, exigeant «des excuses publiques envers notre élue Opaline Meunier mais aussi des sanctions fortes à l’égard de l’auteur des insultes.»

Nicolas Martin, tête de liste socialiste et futur bourgmestre, a réagi dans la foulée. «Ces propos sont inacceptables et ne sauraient être tolérés», affirme-t-il.

«Il est impensable que le débat démocratique soit réduit à de telles invectives. Plus encore, les membres qui se revendiquent du Parti Socialiste se doivent, en tout temps, de respecter un code de conduite strict, fondé notamment sur le respect de l’autre.»

«J’exige donc des excuses immédiates. À défaut, je saisirai la commission de vigilance du Parti et engagerai une procédure menant à des sanctions. Le respect de l’autre et du débat démocratique sont des valeurs fondamentales auxquelles je n’entends pas qu’il y soit fait défaut.»


Nos dernières videos