BRUXELLES

Grève dans les maisons de repos bruxelloises: «Il leur faut des lunettes pour apprendre à lire»

Grève dans les maisons de repos bruxelloises: «Il leur faut des lunettes pour apprendre à lire»

Jeudi vers 13 h 30, un rassemblement se tiendra devant le siège de Femarbel, avenue de la Liberté à Molenbeek. Eda Renson

Un plan d’actions a été arrêté en front commun à la suite du dépôt d’un préavis de grève pour les maisons de repos bruxelloises, indique mercredi Nicolas De Commer, secrétaire adjoint Setca pour le secteur non marchand.

Les organisations syndicats du secteur déplorent que Femarbel, qui fédère les maisons de repos et de soins commerciales, refuse d’approuver une amélioration des conditions de travail. Et ce malgré un accord signé entre le gouvernement bruxellois et les partenaires sociaux.

«Cette position reste incompréhensible car l’intégralité des mesures est financée à 100% par les pouvoirs publics», précisent les syndicats dans un communiqué commun.

Un calendrier d’actions a donc été prévu. Jeudi vers 13 h 30, un rassemblement se tiendra devant le siège de Femarbel, avenue de la Liberté à Molenbeek. «On leur apportera peut-être des lunettes pour leur apprendre à lire et des calculatrices pour leur apprendre à calculer», ironise Nicolas De Commer.

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On leur apportera peut-être des lunettes pour leur apprendre à lire et des calculatrices pour leur apprendre à calculer

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Ensuite, trêve de congés de Toussaint oblige, une manifestation sera organisée le 6 novembre devant les sièges sociaux des grands groupes du secteur commercial comme Orpea, Living Group (Korian) Armonea ou encore Anima Care. Deux jours plus tard, le jeudi 8 novembre, une action de grève sera menée devant trois résidences des trois plus grands groupes bruxellois.

150 maisons et 7 000 personnes concernées

Dès le 12 novembre, des grèves tournantes toucheront ensuite l’ensemble des résidences bruxelloises, avertissent les syndicats.

L’accord prévoit notamment un troisième jour de congé extralégal avec embauche compensatoire, un meilleur remboursement des frais de transport, les premiers jalons d’une grande réforme des fonctions dans le secteur, et une amélioration (légère) de leur pouvoir d’achat, explique le Secta.

La Région bruxelloise compte 200 maisons de repos dans le secteur privé et 150 sont concernées par le préavis. Quelque 7 000 personnes travaillent dans les maisons de repos de la capitale.