EUPEN

Fermeture de la Chocolaterie Jacques: «On s’attendait à une fermeture de certaines lignes mais pas à une annonce de cette ampleur»

Fermeture de la Chocolaterie Jacques: «On s’attendait à une fermeture de certaines lignes mais pas à une annonce de cette ampleur»

- ÉdA

Les membres du personnel de la Chocolaterie Jacques, à Eupen, ont été informés mardi en début de soirée, au sujet de la volonté de la direction de fermer le site d’ici mai 2019.

La direction de Baronie a annoncé mardi lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, à Eupen, qu’elle avait l’intention de fermer le site de la Chocolaterie Jacquesd’ici mai 2019 en raison des pertes cumulées enregistrées depuis 2011 et la reprise du site, a-t-on appris de sources syndicales.

Même si le groupe Baronie admet un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros, l’entreprise déclare des pertes cumulées importantes sur le site d’Eupen où ses investissements ont été insuffisants pour redresser la barre. La perte d’un client anglais, pour des raisons de qualité insuffisante du produit, a également pesé dans la balance de cette décision.

Même si du côté des syndicats, on savait que la situation n’était pas brillante, on ne s’attendait pas à une fermeture du site. «On s’attendait à une fermeture de certaines lignes mais pas à une annonce de cette ampleur», explique Francisco Barrera, secrétaire régional FGTB Horval.

Après la reprise du site par Baronie, en 2011, le personnel de la chocolaterie Jacques avait accepté la perte de nombreux avantages dans l’espoir de conserver une activité sur le site.

«Depuis 2005 et une décision de Barry Callebaut, le chocolat n’était plus produit sur le site. Le chocolat arrivait sous forme liquide avant d’être reconditionné en bâtonnets ou pralines. C’est à partir de ce moment qu’on a perdu le cœur de notre activité», regrette Francisco Barrera.

Aujourd’hui, c’est une soixantaine d’emplois qui sont menacés. «Les travailleurs ont été informés. C’est très compliqué pour beaucoup d’entre eux car certains travaillent ici depuis 20 ou 30 ans et n’ont connu que la Chocolaterie Jacques», ajoute Anne-Françoise Offermann, permanente CSC alimentation et services.

«Une procédure Renault va être lancée. Nous sommes mandatés pour établir un agenda et mener des discussions afin de voir s’il est possible de maintenir une activité sur le site», conclut le secrétaire régional de la FGTB. Pour l’heure, aucune action de grève n’a encore été décidée.