Éditions de l’Avenir: 25 % des effectifs sont menacés

 Éditions de l’Avenir: 25  % des effectifs sont menacés

© ÉdA

Les Éditions de l’Avenir vont licencier 25% du personnel, lors d’un plan de licenciement collectif, qui vise les services commerciaux et la rédaction.

«C’est un projet de transformation » ont expliqué mardi les directeurs des Éditions de l’Avenir (EDA) au personnel. Mais le plan qui vise une augmentation du lectorat de 500 000 à 700 000 lecteurs comporte une grande partie de restructuration. Une procédure de licenciement collectif (plan Renault), a été annoncée hier matin aux EDA.

Ce plan vise une réduction de 60 équivalents temps plein sur un volume total de 249,39 ETP, soit 64 travailleurs sur 294,6 employés. Les EDA visent une procédure rapide: «S’il devait être décidé de procéder à un licenciement collectif, les premiers licenciements interviendraient idéalement en décembre 2018

Deux services sont dans la ligne de mire: la rédaction et le commercial. Au niveau de la rédaction, la direction veut diminuer le nombre de journalistes en réorganisant les équipes. Certaines tâches réalisées dans les bureaux locaux (mise en page, enrichissement graphique et relecture) seront centralisées à Bouge.

La direction annonce aussi des mouvements en interne, d’un bureau vers l’autre, et des choix éditoriaux plus étroits «On va se focaliser sur des sujets porteurs comme la santé, la conso, la mobilité» a commenté le directeur des rédactions. Il met également l’accent sur le digital: supports partagés, engagements de personnes au profil «plus digital». Ce profil digital est une constante: dans le service commercial nouvelle mouture aussi, c’est désormais le nouveau standard.

Quand elle parle du département commercial, la direction englobe plusieurs métiers différents. En premier, ce qu’elle appelle prémédia ou prépresse: le service qui s’occupe de la conception, la réalisation et la mise en place des annonces, publicités, nécrologies. Pour abattre le même travail avec moins d’effectif, la direction veut automatiser les procédés de fabrication, et mutualiser les compétences entre les Éditions de l’Avenir (les quotidiens L’Avenir et le Journal des Enfants), l’Avenir Advertising (Proximag) et l’Avenir Hebdo (Télémoustique et Télépocket).

L’autre pan du département commercial touche les services commerciaux, les services de contacts pour les lecteurs et libraires.

Le service clientèle, avec lequel les lecteurs ont un contact pour leurs abonnements par exemple, sera désormais «outsourcé», et ne dépendra plus des EDA. Les contacts avec les libraires (gestion du nombre de journaux, etc.) seront sous-traités également: c’est AMP bpost qui se chargera de cette tâche, comme c’est déjà le cas pour les titres de l’Avenir Hebdo. Le nouveau département commercial sera réorganisé, et se concentrera sur les produits et la clientèle locale, régionale et classified.

Des économies de moyens humains et financiers sont prévues par l’optimisation des coûts, la création de synergies au sein du groupe Telco et Medias (Voo, Be TV, etc.)… ou avec des partenaires extérieurs, «Pas au niveau du contenu», précise le managing director Yves Berlize. Actuellement, les Éditions de l’Avenir collaborent déjà avec Rossel advertising (le département pub du Soir et Sudpresse), et la direction concède regarder vers la France pour réduire certains coûts.

Le plan est lancé. La direction doit poursuivre la phase d’information vendredi matin, par un nouveau conseil d’entreprise. La procédure Renault nécessite habituellement plusieurs mois pour boucler les phases d’information et de négociation. Ici, l’objectif avoué est de commencer à licencier en décembre.