L’Avenir opte pour le format berlinois: un choix controversé et tardif

L’Avenir opte pour le format berlinois: un choix controversé et tardif

Ce journal va changer de format après de trop longues tergiversations. © ÉdA – Jacques Duchateau

Outre le plan de restructuration, l’autre grosse annonce de ce mardi aux Éditions de L’Avenir concerne le format de notre journal papier.

Le journal L’Avenir changera bientôt de format. Il en a été décidé ainsi par l’actionnaire du journal. Le format choisit s’appelle le berlinois, celui du journal Le Soir ou de Sudpresse. Concrètement, il sera 10,5 cm plus haut, 5 cm plus large, soit 33% plus grand.

Ce format n’a ni les faveurs des lecteurs, qui se sont exprimés dans une enquête, ni du personnel.

Comment en est-on arrivé là?

Actuellement, ce journal est imprimé à Grand-Bigard. Cette imprimerie va déménager dans le Limbourg. Trop loin géographiquement pour une bonne distribution du journal. L’Avenir devait donc trouver un nouvel imprimeur. Rapidement, deux sociétés ont émergé. Europrinter basée à Charleroi, et celle de Rossel (Le Soir et Sudpresse) basée à Nivelles.

Europrinter proposait un format très proche de l’actuel. Celui qui avait les faveurs des lecteurs et du personnel. Mais cet imprimeur n’a pas été retenu. La balance des arguments était en équilibre. La rotative de Rossel a été choisie.

Là, on peut y imprimer deux formats, soit le berlinois (le grand) soit le demi-berlinois (la moitié comme son nom l’indique). Ce dernier est donc un peu plus petit que celui que vous tenez en main.

Ce petit format était donc le deuxième choix des lecteurs et du personnel.

Il n’a pas été retenu non plus. Pourtant, renseignements pris, au niveau technique, rien ne s’y opposait. La direction devrait fournir des explications vendredi.

En attendant, ce choix du grand format berlinois met le personnel en situation périlleuse. Car les choses ont traîné. Beaucoup trop. Il avait été annoncé que pour mener à bien ce changement, il fallait idéalement un an et demi. Soit une décision pour juillet 2017. Puisque le changement est prévu en décembre 2018. Mais les tergiversations et les revirements de l’actionnaire ont été nombreux depuis un an et demi. Il reste moins de deux mois pour effectuer tout le travail de basculement: au niveau informatique, des services commerciaux, graphique, etc.

Des délais quasi intenables pour un choix controversé.