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La réaction de la SDR à l’annonce de la restructuration à L’Avenir: «Consternés par la violence»

La réaction de la SDR à l’annonce de la restructuration à L’Avenir: «Consternés par la violence»

Emmanuel Wilputte estime la réaction du personnel «adulte». -

Le président de la SDR des Éditions de l’Avenir parle de l’incompréhension de la rédaction.

Emmanuel Wilputte, président de la société des rédacteurs de L’Avenir exprime «la consternation» des journalistes.

« Nous sommes surpris face à l’extrême violence de la décision. 25% du personnel! En outre l’explication est assez surprenante. Certes il y a deux exercices dans le rouge. Mais avant, nous étions dans le vert. La baisse du lectorat n’explique pas tout. Il y a une ambiance qui a créé cette catastrophe. Il faudra en déterminer les responsabilités. Elles sont multiples.»

Un journal de qualité encore amélioré avec un quart de personnel en moins, Manu Wilputte n’y croit pas.

«Il faudra qu’on nous explique comment on fait. On veut réduire les coûts de manière drastique, tout en ayant des projets ambitieux sur Liège, dans le digital, etc. Est-ce humainement possible?».

Quant aux réactions des journalistes eux-mêmes... « Elles sont adultes et pragmatiques. Il n’y a pas eu de débordement d’émotion. De la colère bien compréhensible, mais aussi énormément d’incompréhension. Comment en est-on arrivé là? Depuis deux ans, il y a eu plein de rebondissements. Il faudra franchement analyser ce qui s’est passé.»

Un journal amputé de 25% de son contenu en signe de protestation, c’est la première action du personnel de l’Avenir. Et après?

«Cette première réaction est adulte et respectueuse des lecteurs. On leur explique, en faisant notre travail de journaliste et avec une indépendance totale, comme ce fut le cas notamment pendant la commission Publifin et une rigueur qui est reconnue par nos lecteurs. Les audiences prouvent le respect que le lectorat a pour nos médias. Par contre, nous ne recevons pas le respect de nos actionnaires.»